Hello-o!
Vote du 8 Avril donné.
Regardez votre gain!!
Voteur de la Semaine :
Creiseau!
Nous recrutons à bras ouverts!
Graphiste; Codeur/euse;
Animateur/trice; Et encore!
Lisez le topic pour plus d'info'.
Beaucoup de disponibilité pour
plusieurs rang haut placé.
Soyez un valeureux Gardien
ou créer votre propre groupe!


Situé en 2060, où toutes les familles que l'on connaissait ont été détruites par un terrible fléau. Une nouvelle ère se lève encore une fois.
 

Dim 22 Oct 2017 - 22:47



♥️De tout et de rien♥️


Nom : Tissot

Prénom : Noah, Merlin

Age : 25 ans

Flamme : N’en possède pas

Famille :Accieri

Grade : Mécano

Rang personnelle :
Code:
Le Magicien


Info. perso. :


Holà ! Je suis un clown, je ne fais que passer~
Mais un « bonjour » ne serait pas refusé,
D’autant plus que ma personne est un DC.
Attention, si embêtement, vous finirez embrochés~

Mon avatar est [Xerxes Break]  de [Pandora Hearts]




♠️ « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre Horatio, qu’il est rêvé dans votre philosophie » ♠️



« Cher Journal.
Tu te souviens de mon projet de faire les portraits de mes proches afin de les analyser pour mieux les comprendre, et me faire une idée fixe d’eux ? Alors voilà, je me lance. Commençons donc par mon cher frère, Noah. Pour bien cerner le personnage, débutons par parler de ses principales qualités, puisqu’ensuite nous verrons qu’il n’est qu’un concentré immonde de défauts plus insupportables les uns que les autres. Et bien sûr, mon jugement n’est pas du tout exagéré. Pas le moins du monde.

« Imaginons que nous le rencontrons pour la première fois, dans de bonnes conditions, propice à une éventuelle amitié. Avant tout, nous constaterons sa gentillesse, son goût pour aider les autres, sa manière d’être bien élevé et son amabilité. Des adjectifs comme « adorable » et « sympa » nous viendrons en tête sans doute.
« Néanmoins, ce n’est qu’une apparence. Vraiment. Noah a une personnalité terrible et horrible. C’est le genre de personne que vous n’aimerait pas croiser, ni côtoyer. C’est le type de gars qui « parait ». Il ment tout en gardant un air candide sur le visage. Attention ! Je ne dis pas qu’il ment à outrance, mais c’est pour lui pas grand-chose. Comme un jeu, une provocation de guerre. Je suis sûre qu’il pense «Jusqu’où je peux aller pour lui faire croire un truc ?». Ça à le don de m’excéder !  
« Bien sûr, il a de réelles qualités : il est incroyablement ouvert (ses anciennes conquêtes -femmes comme hommes- vous le diront, bien qu’il semble incapable de garder une relation sérieuse plus d’un mois). Il se montre souriant, astucieux et j’en passe. Non, je n’aime pas m’attarder sur des qualificatifs mélioratifs, pas pour lui en tout cas (pourtant, croyez-le ou non, j’aime mon frère. Surprenant, hein ?)

«  Que dire d’autre ? Oh. Je sais. Sa vie tourne autour de quatre piliers, tous autant important pour lui.
« Tout d’abord, la lecture. Je pense même que tout ce qu’il est à présent dépend de cette activité. Mes parents m’ont dit que lorsqu’il était enfant, il passait des heures et des heures à la bibliothèque, ce qu’il explique pourquoi la nôtre est pleine à craquée avec tous les livres achetés, qui sont principalement les siens.
« Deuxièmement, les sucreries. Si vous désirez entrer dans ses bonnes grâces, offrez-lui des gâteaux et toutes autres nourritures sucrées, conseil d’ami. Il vous en sera redevable. Ou presque.
« Troisièmement, c’est quelqu’un de très travailleur, et qui aime son boulot (bien qu’il reste évasif dessus, enfin, sur son employeur). Lorsqu’il est sur ses machines, il ne pense plus à rien qu’à finir son travail. D’ailleurs, quand il est là-dessus, mieux vaut pas le déranger. Pas qu’il soit désagréable, mais il sera tellement concentré qu’il ne vous répondra pas. Comme lorsqu’il est en pleine lecture, il ne voit pas le temps passer. Et puis, je crois qu’il est plus à l’aise avec les objets qu’il crée et répare, qu’avec des humains. Les machines sont plus simples à comprendre selon lui.

« Et en dernier, le plus important : le théâtre, intérêt qu’il partageait avec feu notre adorable mère. D’après vous, quel est son genre de théâtre favori ?
Lorsque je lui ai posé la question pour la première fois (quand j’avais encore quelque espoir pour son cas), il m’a répondu sans hésiter le tragique, parce qu’il ne supporte pas la comédie. Pour illustrer son propos, il m’avait sorti une citation d’Ionesco : «Le comique étant l’intuition de l’absurde, il me semble plus désespérant que le tragique », en me disant que c’est ce qu’il ressentait à propos de ce genre. Pour lui, c’est une vaste blague qui ne vaut pas la peine d’être tenue. Moi, je pense, comme toute personne sensée, que c’est plutôt l’inverse. Que le tragique est impossible à voir parce qu’on en connait le dénouement. Parce que nous savons que le héros est condamner à d’horribles souffrances, voir à la mort.
« Pour rebondir sur cette citation, Noah semble tenir une place importante à l’absurde. Par exemple, il dit que la vie n’est pas grand-chose. Là encore : « La vie humaine est dénuée de sens. Elle est si absurde et vide que c'en devient risible. ». Il ne pense pas qu’elle vaut la peine d’être vécue. Alors pourquoi il ne se l’ôte pas sur le champ ? Je ne sais pas. Il est peut-être trop lâche pour le faire.
« Il compare souvent la vie humaine avec le mythe de Syciphe, un titan condamné au Tartare à rouler une pierre jusqu’au sommet d’un pic et celle-ci retombe aussitôt. Et bah les humains c’est comme ça. Ils sont emprisonnés dans leur habitudes, à réitérer les mêmes actions chaque jours, pour mourir au final. 

« Je sens que cette dernière phrase a jeté un froid entre nous cher carnet. Rebondissons sur d’autres de ces qualités voulez-vous (eh oui ! En prévisions d’un pareil moment j’avais gardé quelques anecdotes !) ?
« C’est un jeune homme intelligent, qui sait s’adapter à toutes situations à une vitesse hallucinante. Il prend les choses comme elles sont, toujours avec calme et amusement….. Et puis, il met aussi un point d’honneur à la logique. Il écoute rarement ses émotions. C’est un esprit rationnel. Alors il n’est pas rare que ses réactions soient… décalées par rapport à la logique habituelle. Néanmoins, il sait se comporter en société. Il sait les choses qu’il faut dire ou ne pas faire.
« Autre fait à noter : c’est une personne qu’il n’est fondamentalement pas violente. Noah est plutôt quelqu’un qui prend le temps de réfléchir et d’argumenter, plutôt que de foncer dans le tas sans plan. Or si la violence est un moyen d’obtenir ce qu’il désire, alors il n’hésitera pas à l’utiliser sans broncher.
« D’ailleurs, je l’ai déjà vu se battre, à un rare moment d’énervement. C’est un bon épéiste, qui écoute son instinct, généralement bon. Quand je lui ai demandé comment il faisait, il m’a juste regardé tranquillement et répondu « au feeling ».

« Parlons maintenant relationnel. Si on continue dans son caractère égoïste, ironique et sournois… En apparence, il se familiarise vite avec les gens, mais il n’a pas tellement d’ami proche, à part un certain Achile Ziang, qu’il n’a plus revu depuis des années. Il à juste de vagues connaissances selon moi. Et je sais que son patron est la seule personne pour qui il éprouve du respect. Si on revient plus généralement, je ne crois pas qu’il considère les gens comme des objets qu’il pourrait utiliser pour arriver à ses fins, mais plus comme des personnages de drame qu’il apprécie, ou non, observer.
Ensuite, il peut s’avérer compliqué de le faire parler de ce qu’il ressent réellement. Au fond, je ne pense pas vraiment qu’il soit aussi froid par rapport au monde qu’il ne le prétend l’être. La preuve (il me tuera peut-être pour dire cela) : lorsqu’il a une once de peur, il la détourne en plaisanterie. Bref, il a vraiment du mal à montrer ses sentiments. Quel dommage.

« En clair, il parait juger le monde d’un regard pessimiste, amusé et fatigué. »


Merlin referma le journal de sa sœur avec douceur, puis le rangea à sa place habituelle. Il sourit, amusé par ce qu’il avait lu. Cette analyse était assez bonne. Mais elle ne dévoilait pas tout, loin de là. Et heureusement d’ailleurs. Déjà, contrairement à ce qu’Angélique semblait penser, il y avait encore quelques principes sociétaux auxquelles il tenait, ceux qui ne lui étaient pas trop stupides. Par exemple, pour lui la famille était un concept important. Parce que les membres qui la composent, malgré les éventuelles altercations, sont des personnes de confiance, sur qui l’ont peut compter. C’était peut-être la seule faiblesse d’esprit qu’il avait. Néanmoins, c’était plus compliqué. Il appréciait leur présence, mais s’ils disparaissaient, il n’en serait pas forcement attristé.
Au niveau bataille, elle avait raison. Il connaissait ses limites ainsi que celle de sa lame, alors en présence de flamme, il ne se débrouillait pas mal. Si la personne l’exaspérait, il avait un Sig-Sauer pour s’en débarrasser, bien qu’assez mauvais tireur, il ne comptait pas trop là-dessus.
Il quitta la chambre, un sourire en coin.






♦️ Physique ♦️


Le matin. Angélique détestait le matin. Elle se leva, la tête dans la lune, et alla jusque dans la cuisine  histoire de se réveiller avec un bon café. Elle fut surprise de voir Noah assit sur la table, un jus d’orange et un beignet déjà bien entamé à côté de lui, le nez dans une lecture. Elle alla se faire un café.  

« Oh ? Déjà réveillée ?
-Ouais, fit-elle d’une voix ensommeillée, tu es là depuis ?  
-Ce matin, assez tôt~ »


Sa boisson chaude était prête. Oh. C’est vrai qu’aujourd’hui on était dimanche, et que Noah s’arrangeait pour passer un peu de temps avec sa famille. Enfin, lorsqu’il le pouvait. Elle posa sa tasse fumante sur la table, et s’avachit sur sa chaise. D’un œil endormit, elle commença à le détailler.  
 Son grand frère était un beau garçon, il fallait se l’avouer. Ses traits étaient délicats et fins, presque féminin, sa peau ressemblait à du lait et ses yeux -son œil- avaient une douce couleur fraise. Ses doux cheveux étaient blancs comme neige. Ils s’arrêtaient à la nuque et cachait son œil gauche -aveugle- par une mèche.  
 Oui, c’était un albinos. Le jeune était un fantôme à l’œil rouge. Il ne manquerait plus qu’un air inquiétant sur le visage et c’était parfait pour Halloween.  

« Hm. Pourquoi ce regard dévorant, miss ?»

 Sa voix était douce, et pas trop grave. Celle-ci s’accordait merveilleusement bien avec sa personnalité : elle trahissait de la fatigue à propos de ce monde, mais restait malicieuse. Son habituel sourire exprimait la même impression. Quand elle le voyait, Ange avait la sensation de se trouver devant une personne âgée, qui saurait tout et aurait tout vu.  

« Qu’est-ce que tu lis ?
-La machine infernale. Jean Cocteau. Le parfait exemple d’un destin tragique. »


 Ses doigts fins, agiles et longs tapotèrent la couverture du livre. On lui disait souvent qu’il avait des mains de fille. Il se contentait d’hausser les épaules.
 Il se leva. Le jeune homme était de stature moyenne, pas vraiment musclé (ou cela ne se voyait pas sous ses vêtements), ni même grand, à son désarroi. Pas avec son physique qu’il intimiderait. Il était plutôt excentrique, notamment dans sa manière de s’habiller. Elégant qu’il disait. Stupide qu’elle corrigeait.
 Ses vêtements étaient puisés dans l’inspiration victorienne, créant un gouffre entre cette époque et la sienne. La tenue qu’il préférait se composait d’une chemise mauve, ainsi qu’un pantalon noir qui arrivait au bas de ses genoux. Le tout était recouvert d’une veste blanche laissant les épaules à découverts. A ses pieds, il portait des bottes blanches montant haut, mais qui laissant tout de même entrevoir une partie de peau.  

« Aah ! Ophélia ! Ne tombe pas ! 
-C’est de ta faute stupide Noah ~ »


 Ange releva la tête pour apercevoir son frère ramassé sa poupée à terre près du frigo, et la remettre sur son épaule, comme à l’ordinaire. La voix de la poupée était sifflante, vieillotte, désagréable pour les oreilles de la jeune femme.  Ange vit son ainé étrangler sa poupée comme réponse à sa moquerie. Celle-ci demandait son pardon.  La jeune pensa que c’était stupide. Les poupées ne parlaient pas.  
   Ordinairement, Ophélia horripilait les gens. Elle disait des bêtises, lançait des piques aux gens et parlait toujours de manière ironique.  Cette situation souleva la plus grande question jamais posée : la bluette était-elle dotée d’une conscience propre ou son frère était un excellent ventriloque ? Ou alors, Merlin était la marionnette et elle la véritable maitresse ? Jusqu’à présent, personne ne le savait, et le jeune homme ne semblait pas disposer à répondre non plus.

Mais les mystères du jeune ne s’arrêtaient pas ici. En bandoulière, Noah portait une sacoche. Ce qu’il y avait à l’intérieur ? Des objets stupides de magicien, avec bien des affaires importantes. Et des bonbons. Mais impossible de toucher à ceux-ci, sans en tomber sur des faux. Ou alors s’il vous surprenait à farfouiller dans son sac, il vous donnait des coups avec son épée comme punition.

Ah. D’ailleurs, où se trouvait-elle ? Ange la chercha du regard. Sa fine lame était rangée dans un bel étui noir charbon dans une forme de canne, luisant à la lumière. Son frangin la portait soit à la main, soit accrochée à la ceinture, ou encore dans le dos. Tout dépendait sûrement de son humeur.

« Où est ton épée ?
-Hm ? Oh. Ma tendre et chère Ophélia n’était pas d’accord que je la prenne.
-Et l’explication sérieuse ?
-Ma parole Angélique, susurra la bleuette, tu es sourde ? Mon chevalier vient de....
-Dans l’entrée sœurette, le coupa Noah, et Ophélia, je ne te permets pas de critiquer Ange~ »

Stupide poupée.






♣️ « Notre époque est détraquée. Maudite destinée ! »♣️


Les premiers cris d’un des nombreux nouveau-nés d’un des hôpitaux Montpelliérain résonnèrent un soir d’automne pluvieux. L’enfant, d’une couleur aussi pâle qu’un cadavre effrayait ses géniteurs malgré les rassures d’un médecin bienveillant. Le fait qu’il criait, des larmes perlant de ses yeux fraises signifiait qu’il vivait. Il n’y avait donc pas de problème. Mais ils étaient légèrement déçus en constatant qu’il ne leur ressemblait pas tellement(en tout cas pas au premier coup d’œil), ils en avaient fait des paris (de qui il prendrait plus les caractéristiques), et avaient perdu tous les deux.
Le choix du prénom fut compliqué, même en ce jour ils n’avaient pas encore tranché. Le père, élevé dans la religion catholique, voulait un prénom biblique pour son fils. La mère penchait plus vers un nom d’origine fantastique, chose qu’elle adorait avec le théâtre classique. Finalement, le patronyme de Noah M. Tissot fut choisi.

Quelques jours plus tard, après que l’état de la mère et de l’enfant soit assurés stables, ils rentrèrent dans leur appartement, prêt pour l’arrivée du petit. Depuis une semaine, la mère du petit était en congé, pour se préparer à ce changement de vie. Après tout, il s’agissait de son tout premier enfant, son premier trésor. Dans peu de temps, elle reprendrait le boulot auprès de sa patronne, dans une boutique. Elle était fleuriste. Alors le jeune homme avait quelques bases sur ce métier, notamment sur le langage des fleurs. Pratique pour faire passer un message discrètement, ou trouver des poisons sophistiqués. Empoisonnement aux fleurs. Mort poétique non ?
Son père quant à lui travaillait comme légiste. Ouais, c’était quelque peu morbide. Du coup, avait-il des notions profondes sur le corps humain ? Huhu. Telle était la question.

Dès qu’il sut marcher, quelques années plus tard, le bambin adorait se cacher n’importe où dans l’appartement. Vraiment n’importe où. Genre dans les placards, sous les lits, dans les couettes. Mais surtout, sa cachette favorite était sous le bureau de sa mère. D’ailleurs, celle-ci lui avait laissé une couverture et un oreiller à cette place. Charmante attention démontrant le lien entre les deux.

Depuis toujours, on raconte que le gamin savait lire. Il avait appris très tôt, et y portait un vif et grand intérêt. Il s’amusait à comparer le monde des fictions avec la réalité, la dure réalité, et posait des questions. Mille questions auxquelles les adultes ne savaient répondre, et trop gênés, ils finissaient par détourner la conversation.
Ainsi, ses parents l’emmenait, dès qu’ils pouvaient et après la maternelle, à la bibliothèque. Là-bas, ils perdaient l’enfant dans les rayons. Si au début ils avaient paniqués à l’idée de le perdre, ils en souriaient par la suite. Le gamin lisait toujours au même endroit, parmi les poufs moelleux qu’offrait la ruche aux livres. A force, il la connaissait par cœur cette bibliothèque, pour y avoir passé autant de temps. Le personnel l’avait vu grandir. Lorsque le gamin choisissait un livre, il le faisait le plus souvent avec les yeux fermés, pour ne pas juger le contenu en fonction de sa couverture. Il était enthousiasmé à l’idée de découvrir des nouveaux univers, de nouvelles choses.

A environ sa septième année, sa famille s’agrandit avec la venue d’un nouvel enfant. Il en fut grandement enchanté. Déjà lorsque sa famille le lui avait dit, il avait souri en posant trois question « Quand ? Pourquoi ? Comment ?». Ses géniteurs avaient évité sa troisième question, en revanche, pour ne pas avoir à galérer comme pour leur premier enfant, il fut incombé à celui-ci de choisir le prénom. Au bout de quelques mois de réflexion, il lâcha d’un coup « Angélique ». Ce prénom fut adopté.

Accélérons le rythme. En primaire, concrètement, il ne s’est rien passé d’intéressant dans l’histoire d’une vie. L’enfant, enfin l’adolescent (C’est fou comment les enfants grandissent !) a bien changé. Le petit découvrait la vraie vie. Ce n’était pas une expérience brutale et violente qui l’amena à changer, mais plutôt l’environnement dans lequel il vivait. La lumière d’émerveillement constante du monde dans son regard s’était tarie. Le début de la vie qu’il apprenait se révélait déprimant.  


A vrai dire, les deux premières années de collège l’avait écœuré. Dans cette période de vie, il estimait qu’il y avait trois types de personne : les bêtes, les perdus, et les grands. Cela n’avait rien à voir avec l’âge, mais plutôt avec la mentalité. La troisième catégorie regroupaient les gens qui, comme lui, grandissait trop vite et voyaient les autres avec leurs pensées et gestes ridicules. La seconde étaient les entre-deux, ceux qui murissaient lentement mais surement. Les autres étaient regroupés dans la première. C’étaient ces enfants, ceux qui ne voyaient rien à part leur petit empire. Et c’était ça que condamnait le jeune Merlin. Ҫa l’ennuyait. Les autres étaient ridicules. C’était aussi à cette époque qu’il commençait à aimer le théâtre, ainsi que des auteurs comme Camus et Ionesco, qui correspondaient à ce qu’il pensait. Si le collège le poussa dans cette pensée de l’insensé et de l’absurde, ses lectures le confirma. Il changea petit à petit. Côté familial, il commença à exprimer le même comportement. Le même ennui pour des parents qui cherchaient encore à le couver. Mais c’était déjà trop tard. Il avait vu la difficulté de la vie, avait compris que la société se révélait complexe. Comment ? En observant. En déduisant des trucs. En comprenant. En se renseignant.
C’était par ces trois qualités qu’il avançait dans la vie. Considéré comme un génie tout au long de sa scolarité et même après, cette curiosité naturelle et son excellente mémoire photographique qui lui faisait assimiler et retenir les choses plus facilement.

Un an d’ennui profond et meurtrier passa. Il était à présent en quatrième. Son regard rouge sang contenait toujours ce grand vide, qui paraissait impossible à combler. Il était seul, toujours dans ses bouquins. Enfin, ce n’était pas tout à fait vrai. Parfois, il ne s’embêtait pas. Surtout avec cet autre gars-là, Achile Ziang. Ils se sont un rencontrés un peu en ces termes :

« Hé l’albinos, tu t’appelles comment ?
- Noah Tissot. Appelle-moi Merlin, je préfère.
- Enchanté, moi c’est Achile Ziang. Mais attends. Ton prénom c’est comme Merlin l’Enchanteur ? »


Blessant, mais rapide et simple. Au tout début, Merlin ne l’avait pas beaucoup aimée, cette franchise venant d’Achile. Mais... C’était bien le seul. Le seul qui ne mentait pas. Juste pour ça, l’adolescent qu’il était l’apprécia beaucoup, jusqu’à trainer avec lui, jusqu’à la fin du lycée (qui correspondait à l’arrestation de son ami par la SECURITY. Après, ils suivirent des chemins différents sans se revoir, ne sachant pas ce qui lui était advenu). Ces deux-là ne représentaient pas le meilleur que la société pouvait offrir. Entre l’un qu’était blasé de la vie et l’autre qu’était un délinquant aimant décortiquer les émotions humaines. Ouais, pas le meilleur.  
Parfois, pour ne pas dire toujours, Merlin discutait les plans foireux des petits crimes d’Achile avec un mélange de lassitude et une pointe, une toute petite pointe d’intérêt. Bien sûr, le jeune l’écoutait toujours attentivement, sans chercher à l’en dissuader. A quoi bon ? Ils étaient grands, ou du moins éveillés, et savaient plus ou moins ce qu’ils faisaient. Il arrivait parfois que l’albinos le conseilla sur certains trucs, et prenne part -mais plus rarement- aux délits de Ziang.

C’était aussi à cette époque, fin collège, qu’il commença l’escrime. Histoire de rester en forme selon ses parents. Ce n’était pas plus mal. Il apprit rapidement les bases et maitrisa à force d’entrainement quotidien cet art et ce, jusqu’à maintenant. C’était un moyen comme un autre de se défendre contre les utilisateurs de flammes, même si l’emploi d’une arme à feu aurait été bien plus pratique. Mais bon.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?

Allez. Encore une accélération du temps. Filons vers son milieu de lycée. Il était en première, première scientifique si vous voulez tout savoir, lorsque sa mère mourut dans un banal accident de voiture. Aucun des deux chauffeurs n’avait survécu.

Au cimetière, son comportement avait été détestable selon les gens, surtout pour sa sœur et son père, mais il s’en fichait comme de la dernière pluie. Cet évènement lui apprit qu’il fallait faire attention à ce qu’il disait et à l’attitude à adopter.
Ce qu’il s’était passé se résumait à ceci : il réconfortait  Angélique qui pleurait comme une madeleine en lui offrant un piètre soutient. Lui n’affichait pas d’expression. Il ne pensait à rien, et n’avait pas senti de sentiment de tristesse, mais d’ennui. Il avait aussi une horrible sensation due à ce manque d’affliction. Il s’était efforcé de garder son caractère durant toutes ces années, et maintenant, il se posait des questions sur ce manque. Qu’est-ce qui ne tournait pas en rond chez lui ? Il avait cogité cette question et en était arrivé à la conclusion suivante : c’était peut-être le monde qui s’entourait de trop de convention.

« Pourquoi tu es si calme grand-frère ? Pourquoi tu ne pleures pas ?
- Mes larmes ne la ramèneront pas. Et demain, prononça-t-il d’un ton neutre, ce sera une affaire classée.
- Comment tu peux dire ça, s’énerva-t-elle, toi ! Si proche de maman ! Tu l’aimais non ? »


Sur le coup, il n’avait pas été capable de répondre et avait gardé le silence durant le reste de la journée. Peut-être qu’en fait, ce jour-là, quelque chose c’était brisé en lui. Il ne savait pas s’il l’avait aimé. Appréciée, oui. Mais l’amour était un grand mot. C’est vrai qu’il avait été particulièrement proche de sa mère. Elle lui avait inculqué le gout pour la lecture, pour le théâtre. Elle qui l’avait choyée. Mais... c’était le rôle qu’elle s’était choisie, non ?

Parlons du lycée justement. Qui n’aime pas cette période où le futur se dessine et la personnalité se fixe ? Les meilleurs années de la vie disent certains. Hé bien pour une fois, Merlin n’allait pas contredire cette affirmation. C’est dans cette période qu’il avait découvert son futur métier, avait eu des liaisons (et c’était rendu compte que le concept de fidélité faisait deux avec lui, et que la drague, c’était pas mal), et que son look vestimentaire commençait à dérivé vers le style victorien. Puis, en plus du théâtre, il se découvrit une passion pour la mécanique. Faire fonctionner des machines et programme, ça l’éclatait.

Vers la fin du lycée, une expérience tourna mal et il devint borgne. Durant un TP de chimie dont le professeur avait la formidable idée de faire, bien qu’assez dangereux, la concentration d’un élément était bien plus fort que celle écrite et malgré milles précautions prises, le produit lui sauta au visage. Seul bon point : l’expérience avait de suite été arrêtée, et les autres élèves n’avaient pas été blessés.

Son séjour aux urgences, puis à l’hôpital ne lui avait guère plus. De un, parce que le médecin lui avait dit que son œil ne pouvait être sauvé, et qu’il aurait un œil de verre à la place, pour ne pas que cette blessure s’infecte. De deux, il était obligé de suivre les horaires de l’hôpital et de ne pas déambuler en liberté. Mauvais souvenir donc.

A la fin du lycée, il finit par s’orienter en ingénierie, combinant l’informatique et la mécanique, à son grand bonheur. Son entrée dans une prestigieuse école s’avéra d’une facilité déconcertante. Il réussissait tous les concours avec brio, et sans grande difficulté.  

Trois années passèrent, sur lesquelles il n’avait rien à redire. Pendant ces saisons où il eut du temps libre, il se procura pas mal d’informations autant sur la mécanique et l’informatique que sur les flammes, devenue importantes en ce domaine. Pour ses stages, il voyageait au « Néo », en Amérique, en apprendre un peu plus de ce monde « futuriste ». D’ailleurs, il y prévoyait de s’y installer une fois les études finies. Or, ce projet n’aboutit jamais. Un après-midi, alors qu’il prévoyait de bosser à la bibliothèque, un homme l’aborda.

Accieri.
Le jeune homme allait chambouler ses plans futurs pour une famille mafieuse dont il n’avait jamais entendu parler. Néanmoins, leur discrétion lui plaisait, tout comme le parrain, qui paraissait un mordu de science. Il faut savoir qu’il n’avait pas accepté pour aider réellement une famille. Juste à titre personnel, pour s’assurer d’un futur (et de divertissement) qu’il n’aurait peut-être pas en Amérique. Et puis, son futur boss lui avait assuré, sous les questions de l’albinos, que leur bibliothèque et leurs laboratoires étaient franchement pas mal. Il s'y enrôla.

La suite? Elle n'est pas connue, malheureusement. A l'image de sa famille, le jeune sait rester discret.







♆Boite et Combat♆


° ARME : Une épée.... plus d'autres trucs...

° BOÎTE-ARME :// nope

° BOÎTE-ANIMALE : // nope

° BOÎTE(S) DE STOCKAGE : // nope






Codage by Lamire
Accieri
~Mechanicien~
Le Magicien
avatar
Masculin
Citation : "Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux."
RP en Cours : 1
Double Compte : Artémis Uccellonero [B+, Ciel]

Fiche de Personnage
Flamme(s): Aucune
Réserve de Flamme:
500/500  (500/500)
Réputation:
10/0  (10/0)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Ven 3 Nov 2017 - 0:28
Rebienvenu parmis-nous, passons les formalité, tu connais déjà le 'tralala', ça m'évite du boulot~
Alors cette fiche te donne un "rang" de : B+
Mental  :  3.5/4
Histoire:  2.5/4
Logique :  4/6
Original:  4/6

Physique : +1

Mental :
Rien à vraiment redire.

Histoire :
+Perte familial de cause 'banal' et "je m'en foutisme"
~Un peu dommage qu'il y est pas plus sur Achile

Originalite :
+Faire le mental et physique d'un 2e point de vue.
++Pas de flamme. Tu es là 3e personne a testé le coup sur les huit ans du forum.
-Le mec éfiminer/"Joli" et tout intéligent et qui prend de 'haut' les autres, on en a vue pas mal.

Logique :
Bah tout est 'OK'
###
Tu as le choix d'accepter ce rang, ou bien de tenter d'amélioré ta fiche avec les points ci-dessus et plus pour avoir une meilleur note, avec un petit malus de -0.5 ou bien d'argumenté avec le staff.
Merci de contacté un membre du Staff par MP pour ta réponse.
###
Navré d'être en retard sur ce que j'avais dis...
# Za Fonda #
Quoi d'autre?
avatar
Masculin
Citation : «Ce qui c'est passé, c'est passé.»

Fiche de Personnage
Flamme(s): Aucune
Réserve de Flamme:
1/0  (1/0)
Réputation:
101/100  (101/100)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Reborn RPG : A New Destiny :: # Le Commencement # :: Gestion des Personnages :: Fiches de Présentations :: Fiches Validées-
Votez !

_________

Recrutement Staff
Familles/Groupes
Statistiques
Missions
Flammes
Carte