Situé en 2060, où toutes les familles que l'on connaissait ont été détruites par un terrible fléau. Une nouvelle ère se lève encore une fois.
 

Addict To A Certain Lifestyle

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Dim 15 Oct 2017 - 23:09

Addict to a Certain Lifestyle


Mission #2


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Elle savait bien qu’un jour, sa vie allait se terminer lamentablement au fond d’une cellule de la police. Mais pas maintenant, ni dans cet état. En route pour l’hôpital puis le poste de police avec celui qui l’avait finalement arrêtée, des menottes aux mains, et des yeux noisette qui la surveillait presque constamment, elle regardait le paysage de la ville d’un air morne. Il fallait qu’elle se bouge si elle ne voulait être justement emprisonnée. Mais justement, comment bouger alors qu’une balle prise en pleine jambe entravait ses mouvements, tel un oiseau en cage ?
Une part de la jeune femme voulait être libre à n’importe quel prix, mais l’autre ne voulait pas blesser le policier qui essayait de faire son travail. La brune ferma les yeux tout en massant l’un de ses doigts, à l’emplacement où devrait se trouver sa bague, puis soupira.

Elle repensa, pour s’occuper l’esprit au lieu de trouver un plan qui la sortirait de là, à cette journée un peu nulle. Son échappatoire, elle le concevrait en cours de route, comme d’habitude.

Ce matin, elle était descendu assez tôt à son bar favori, presqu’en courant, histoire de tenir compagnie et d’aider le gérant pour l’ouverture, comme elle le lui avait promis. On était vendredi, et ces soirées-là, Artémis savait que c’était plutôt chargé. Comme son emploi du temps. La jeune était à la cuisine, à faire la plonge des plats qui n’avaient pas été lavés la veille. Au bout de cinq minutes, alors qu’elle avait pratiquement terminé, le chef vint la voir pour lui demander quelques courses. Bien sûr, elle accepta.

Prenant l’argent à cet effet, plus quelques sacs pour ne pas galérer à porter les achats, elle sortit dans la rue pleine de vie. Et c’est là qu’elle le remarqua, cet homme qui n’avait pas à être là à cet instant, en ce lieu. Mais elle ne le sut que plus tard. L’homme, environ la trentaine, grand avec de beaux yeux noisette semblait être perdu. Néanmoins, la jeune femme était pressée, elle ne voulait pas faire attendre le gérant. En même temps ça l’ennuyait de laisser quelqu’un comme cela. Elle se dit que s’il était toujours là à son retour, elle l’aiderait.
Cependant, sûrement parce que son regard couleur ciel s’était trop longuement attardé sur lui, l’homme le notifia et s’avança vers la brunette d’un pas incertain, un sourire gêné collé sur le visage.

« Excusez-moi, prononça en bégayant légèrement, je crois que je me suis perdu…
-Haha ! T’inquiétez pas, j’vais t’aider, tu veux aller où ?
»

Quelques minutes d’explication et un sourire de remerciement plus tard, Artémis se dirigea enfin vers le magasin. Là, elle ne vit pas, ou plutôt ne sentait, pas une ombre presque menaçante la suivre à travers les gens.
Une fois les courses finies, d’ailleurs cette action s’était avérée un peu ennuyante, elle rentra au bar et posa les fournitures sur le comptoir de bois verni.

« Eh bien ! Tu en as mis du temps, fit avec une pointe de sarcasme le gérant, tu en as profité pour flirter, n’est-ce pas jeune damoiseau ?
-Bien sûr, répondit malicieusement Art’, c’est bien mon genre ! Au fait, tu as d’autres choses à me demander ?
-A part mettre un peu d’ordre dans la salle et faire le ménage, rien.
-J’m’en occupe~
-Mais tu sais, mes serveurs vont arriver pour le faire. Donc, pose-toi juste au comptoir que je te serve un verre.
-Serait-ce du flirt ?
»

Il ne répondit pas, mais esquissa un léger sourire amusé, allant derrière le bar pour la servir. Artémis fit donc comme dit. En fait, ce n’était pas une mauvaise idée qu’elle ne se fatigua pas. Surtout lorsqu’elle avait prévu un petit, un tout petit, cambriolage dans le voisinage.
Normalement elle avait bien observés ses victimes et ceux-ci étaient habitués à aller au restaurant en fin de semaine, ce qui lui laisserait environ deux-trois heures de marge pour un cambriolage qu’elle ferait en une heure. Elle était large niveau horaire donc.

Elle sirota doucement le jus de fruit offert par le gérant, tout en discutant des nouvelles de la ville et du monde. Il n’y avait rien de bien nouveau, les choses restant à peu près les mêmes. Une fois cela fait, elle quitta le bar et entreprit de remonter chez elle.

***

Entrer dans la maison s’était révélé plutôt simple. La serrure, un modèle basique, ne lui avait pas résisté longtemps. Artémis était donc là, à déambuler dans un endroit inconnu. Elle repéra de manière rapide les pièces de la maison et commença son travail. Les bases d’un bon cambriolage, pour la jeune femme, s’était justement de faire croire qu’il n’y en avait eu. Laisser les maisons en bon état en faisait partit. A chaque fois qu’elle déplaçait un objet de ses fins doigts gantés, elle le remettait à sa place. Et bien sûr elle évitait de prendre des objets dont on s’apercevrait bien vite de leur disparition.

Cette fois, elle ressembla sur la table de bois du salon une enveloppe contenant une certaine somme d’argent, quelques bijoux, et des petits objets paraissant de valeur. Art’ enfourna le tout dans un grand sac noir, lorsqu’elle entendit un bruit.

La jeune Uccellonero se retourna vivement, en prenant quelques fléchettes trainant dans son long manteau noir. L’agitation provenait d’une armoire, grande et sombre, qu’elle n’avait ouverte. Au moment où elle en fut assez proche, les portes s’ouvrirent, dévoilant une arme pointée vers elle.

« Alors, cette fois c’est toi qui t’es perdue ? »

Le cœur d’Artémis loupa un battement. C’était l’homme de tout à l’heure, celui qui avait demandé son chemin. Elle jeta un regard au flingue, puis au tireur. D’après sa posture, il devait être un professionnel. Les novices tenaient généralement un flingue dans une main. Puis, encore après une dernière observation, elle se recula et retourna vers son sac l’air de rien, sous le regard confus de l’homme. Gardant les fléchettes dans l’une de ses mains, de telles manières qu’il ne pouvait les voir, Artémis entreprit de ranger des dernières choses dans le grand sac noir.
L’homme juste une personne normale, sans flamme. D’expérience, enfin de sa petite expérience, elle savait reconnaître l’attitude d’un utilisateur de flamme. Parce qu’elle serait déjà prisonnière à l’heure qu’il est.

« On peut dire ça, finit-elle par répondre, et à qui ai-je l’honneur ?
-Qui es-tu ?
»

La jeune esquisse un sourire moqueur. Oho. Il ne savait d’elle. Ou bien il ne le montrait pas. Qu’importe. Elle ferma le sac doucement, le son de la fermeture éclair résonnant dans la pièce emplit de tension, avec des gestes lents. Dans ce genre de situation de grande concentration et de stresse -car oui, la menace d’un flingue n’était pas à prendre à la légère, flamme ou non- il valait mieux éviter les mouvements trop brusques. Question de sécurité.  

« L’Oiseau Noir. Toi ?
-Un ancien flic qui veut faire son boulot. Donne-moi ton nom.
-Hm, dit-elle en penchant la tête sur le côté, je viens de le faire. Donc, comment t’m’as retrouvée ?
-Je ne pense pas que le dire t’avancera à grand-chose. Tu es en état d’arrestation pour cambriolage et tentative de cambriolage.
-Je suis curieuse, dis-moi.
-Et tu souhaites un thé avec ?
»

Waouh. Son sourire moqueur s’agrandit. Malgré cette attitude presque rebelle qu’elle montrait, l’Uccellonero ne savait toujours pas quel comportement prendre. Déjà, la fuite, à sa déception, n’était pas une option. Il avait vu son visage (ça lui apprendra à ne pas porter de masque), et pratiquement son nom. Même s’il ne s’agissait que d’un surnom.

« Ils t’ont engagés n’est-ce pas ? Ils m’ont peut-être surprit à farfouiller par ici, sa voix brisa le silence installé, puis te l’ont reporté. Puis avec une description t’as fait le lien avec d’autres plaintes. Ai-je raison ?
-Oui. Est-ce un aveu ?
-Seulement si vous m’attraper monsieur l’agent… .
-Dans ce cas, la coupa-t-il, ça ne va pas être un problème.
-M’enfin… C’est que j’aimerais dire. Mais comme aucun de nous ne veut se battre et être blessé, vous allez gentiment me laisser repartir.
»

Ces derniers mots, elle les avait dits avec hésitation. Elle ne savait jamais comment se comporter avec des « représentants de l’ordre », et des civils qui plus est. Bizarrement, il lui était bien plus facile de faire des choix quand la personne était « flammique » ou bien en duel, en combat de rue. Dans un réflexe, pour se calmer, la jeune voulu caresser sa bague. Qui n’était pas là.

A partir de ce moment, elle commença légèrement à paniquer. Art’ l’avait sûrement oublié dans sa pochette, qu’elle n’avait apparemment pas prise. La jeune femme soupira. Elle avait trop sous-estimé ce job, et maintenant, elle se retrouvait dans une situation pas possible. Pas en adéquation avec son caractère. Elle savait que pour d’autre, ils auraient juste tué leur opposant et serait partit. Mais elle n’était pas comme cela. Pas encore.

Prestement, elle sortit des fléchettes et visa sur la main du policier, afin qu’il lâche son arme, et prit la fuite en emportant le sac. Oui, elle avait une haute estime de la vie et elle comptait la garder même si elle était consciente que ça lui apporterait quelques ennuis. Comme là en l’occurrence.
Elle courut hors de la maison, ses pas martelant le pavé du sol, le plus vite qu’elle pouvait pour mettre de la distance. Finalement elle avait choisi la fuite. Elle choisissait toujours la fuite.

Un coup de feu retentit. Elle s’écroula. Artémis en fut grandement surprise, avant de sentir une douleur lancinante au mollet droit et le sang écarlate qui se répandait sur le sol. Mais elle n’hurla, et s’empêcha de gémir. Avant que le flic n’arrive, elle voulait être prête pour l’accueillir. Tremblante, elle se mit en position assise et fléchette en main, elle attendit qu’il soit à sa hauteur.

« Attends, ne tire pas jeune fille.
-J’en meure d’envie.
-Il faut panser ta blessure. Je t’emmène aux urgences.
-Et tu crois que je vais gentiment me laisser faire ? Avec un flingue pointé sur moi ?
-Je pourrais dire la même chose pour toi.
»
 
D’un accord commun ils rangèrent chacun leurs armes. Artémis soupira. Le gars avait raison, elle perdait un peu trop de sang à son goût et était incapable de faire quoi que ce soit. Le plan du flic était presque parfait. Il tirer dessus pour l’immuniser. Le pire était qu’elle était contente que ce soit juste la jambe en plus.  Il avait surement visé en courant et avec une visibilité moindre. Un peu désespéré comme gars quand même.

Il s’avança près d’elle et sortit un rouleau de bandage (prouvant qu’il avait prévu son coup) de sa poche. Avec délicatesse et précaution il lui fit un garrot et recouvrit sa blessure. Puis il la menotta, à son désespoir, et l’aida à la relever en la soutenant et lui servant de béquille.

Et là voilà maintenant dans la voiture, à échafauder des plans. Elle avait trouvé deux options. Soit lui fausser compagnie à l’hôpital, soit tenté de causer un accident. La première alternative faisait moins de victime, mais s’il restait constamment avec elle, ça n’allait pas le faire. Le second choix, était plus risqué. Beaucoup plus risqué et dangereux. Ses chances de survie n’étaient pas assurées. Enfin, leurs chances. A tous les deux. Pour cela qu’elle choisit la deuxième. C’était nul de sa part, et elle ne valait pas mieux que ceux qu’elle critiquait.

« Dites, vous n’allez pas me laisser filer hein ?
-Pas le moins du monde.
-Alors j’suis désolée


La jeune attendit que la voie soit pratiquement déserte pour exécuter son plan foireux. Elle finit par le faire. Dans des gestes rapides elle se détacha puis se leva sur sa jambe valide et passait ses deux bras par-dessus le siège avant. L’homme, en manque d’oxygène se débattit quelques instants avant de perdre le contrôle du véhicule. La jeune sentit l’homme s’affaisser, mais il était encore vivant, repassa ses bras de son côté, et patienta en se recroquevillant comme elle pouvait sur le sol de la voiture.

Un choc ne tarda pas. Un camion arrivant dans un sens contraire les heurta. Violemment. Les deux roulaient vite. Le pare-brise s’explosa sous l’accrochage.

Un peu sous le choc et sonnée, Artémis parvint avec peine à ouvrir la portière, et s’écroula hors de la voiture. Son souffle était chancelant et ses membres lui faisaient mal, sa tête vibrait et saignait. Elle avait dû se la cogner au moment de l’accident.
Elle vit de loin le conducteur affolé s’approcher vers elle. A sa hauteur, elle lui assura dans un sourire que tout allait, face à ses excuses bafouillées.

« Allez le-checker, fit-elle d’une faible voix. Assurez-vous qu’il soit en vie. »

Le conducteur la laissa et alla d’un pas hésitant vers le chauffeur. Artémis ne pouvait le voir de là où elle était. C’était sa chance de fuir, avec le camionneur occupé. Elle se releva tant bien que mal et retint un gémissement en appuyant sur sa mauvaise jambe. Puis elle partit en boitant, ayant préalablement prit le sac. Quand ça sera finit, elle le brulerait sûrement.

En premier temps, elle ne put aller bien loin, la douleur la clouait. Et heureusement, elle vit qu’elle n’était pas loin de son médecin. Celui qu’Iryu lui avait indiqué quelques semaines plus tôt pour un problème de bras.  Et puis, elle avait sympathisé avec lui et revenait lorsqu’elle ne pouvait se soigner elle-même. Et maintenant, c’était le cas.
Art’ entra dans l’immeuble et gravit difficilement les marches jusqu’à la paillasse. Elle fit un dernier effort pour sonner à sa porte, et défaillit.

***

Quelques jours pour tard, elle apprit que le flic ne s’en était pas sorti. Quelque chose se brisa en elle, son sentiment de culpabilité ne laissait pas en paix. Elle haïssait plus que tout tuer des personnes, et voilà qu’elle avait délibérément ôté le souffle de vie d’un homme.  


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