Situé en 2060, où toutes les familles que l'on connaissait ont été détruites par un terrible fléau. Une nouvelle ère se lève encore une fois.
 

A mon fils. [Anneau de la Genèse]

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Sam 16 Mai 2015 - 18:09
Pas de paroles pour cette fois. En effet, les chansons allaient aussi bien à Keiji que les musiques uniquement instrumentales. Pour l'heure, ce n'était que des instruments sur un thème pour le moins rock.

Mais laissons de côté ce petit détail. Ce n'était pas pour rire, et donc sans le sourire que Keiji allait accomplir son prochain but. Ce qu'il allait accomplir n'était pas « simple ». Ca l'était en fait en théorie, en tout cas pour lui, sur le plan. La barrière était plutôt d'ordre symbolique.  Le parrain était en conséquence concentré sur cet objectif d'aujourd'hui. La mission. Il n'y avait que ça. Il réfléchissait intensément à la journée qu'il allait accomplir. Les yeux fermés, enfoncé dans sa place d'avion, sans le moindre sourire, et même l'air tourmenté, les yeux froncés, il réfléchissait. Sans manger ni boire, ni se faire distraire par les hôtesses ou les conversations aux alentours.  Il n'y avait pas moyen. Il réfléchissait. Sa montre, déjà réglée à l'heure de sa destination, indiquait huit heures trente du matin.

Seul le message du commandant de bord, indiquant que l'avion atteindrait sa destination dans cinq minutes le fit sortir de son état.  Là, le « vieil » homme ouvrit les yeux, avec un regard sérieux qu'on lui connaissait rarement. C'est qu'il semblait vraiment préoccupé par ce jour. Mais qu'y avait-il d'aussi important ? Seul l'avenir nous le révélera.

L'atterrissage se passa sans réelle encombre. Ni la sortie de l'aéroport. Une fois devant la porte principale de ce dernier, Keiji respira un grand coup. Il n'avait pas ramené d'affaires. Il avait prévu son retour pour le soir même. Il allait accomplir sa destinée. Il fit un pas devant lui. Ses "nouveaux premiers pas" sur le territoire Taishaka, territoire qu'il avait juré de reprendre, après avoir tué les actuels dirigeants. Mais pas aujourd'hui, non... Il était venu pour autre chose.

Neuf heures. Il ne devait pas perdre de temps, et il le savait.  Ayant marché de l'aéroport jusqu'aux quartiers modestes de Tokyo, il arrêta au hasard un gamin d'une dizaine d'années, et lui adressa dans un japonais à peu près correct :

« Hey, petit. Dis-moi, on m'a dit d'aller voir Riff Vegason, parce que j'ai eu un souci avec les Taishaka...  Tu sais où je peux le trouver ? »

L'enfant répondit d'une voix morne :

« Riff Vergazon ? Non m'sieur, désolé...
- D'accord, merci tout de même ! »


Et le parrain repartit. Un peu plus loin, il s'adressa avec presque le même discours à un homme paraissant bien plus vieux, dans la cinquantaine sans doute. Sa réponse fut aussi enjouée que celle du rejeton :

« Vergazon ? Non, ça ne me dit rien... »

Il eut ce genre de discours avec à peu près tout le monde. Personne ne connaissait ce Riff. C'était une bonne chose qu'il ne se fasse pas trop remarquer. Il se décida alors à utiliser ses lentilles. En se baladant aux alentours de la ville, elles finirent par lui indiquer plusieurs objets de rang A, rassemblés au même endroit, dans une direction vers la campagne, qu'il suivit. Et il ne tarda pas à arriver à une habitation. Une petite villa, tout de même, tranquille, écartée du monde... Keiji savait exactement comment faire son entrée. Par effraction, oui. Il ne tarda pas à remarquer une fenêtre ouverte. Par le temps assez chaud qu'il faisait, ce n'était pas étonnant. Ce fut sans difficulté que Keiji entra, en faisant le moins de bruit possible par ce qui semblait être la cuisine. Tranquillement, il entra dans un salon presque totalement immaculé, et tomba nez-à-nez avec un jeune homme aux cheveux noirs, et aux yeux bleus. Ce dernier, déjà avec une épée à la main fit un rapide pas en arrière et la leva à la hauteur du nez de son interlocuteur horizontalement.

« Une attaque Taishaka ? Ou qui êtes-vous ? »

Keiji, presque sans faire attention à l'épée, regardait plutôt son interlocuteur.

« Riff Vegason, je présume. Neige, un anneau de rang A, deux boîtes... »

Voilà tout ce que ses lentilles permettaient à Keiji de savoir. Le concerné semblait de plus en plus méfiant.

« ... Euh. T'es qui ? Comment tu sais tout ça, bordel ?
- Oh, je te le dirai bien un jour...
- M'ouais. Bon, tu saoules. »


Et, ayant retiré son épée auparavant pour mieux lui parler, il tenta d'un coup sec de le décapiter. Ce à quoi Keiji s'attendait. De justesse, mais avec un calme impressionnant, il arrêta la lame à cinq centimètres de son cou en l'attrapant de la main, la regardant avec comme un désintérêt total, sans sourciller. Bon, il se la jouait, mais c'était aussi de la chance. L'attaquant, lui, n'en croyait presque pas ses yeux de cette précision, malgré la rapidité de l'attaque. Il retira son épée en reculant un peu plus d'un pas rapide.

« Il suffit, Riff. Je ne suis pas un ennemi, je voulais simplement m'assurer que tu es bien celui que je pensais. Ancien Orizzonte, c'est bien ça ?
- Ouais,
répondit le concerné sans perdre de sa concentration. Et alors ? Ca me dit toujours pas qui vous êtes.
- Je suis... »


Keiji soupira. Il n'avait jamais eu à prononcer cette phrase. Et pourtant... :

« ... le père de Kamome.
- Son père est mort. Trouve mieux comme excuse.
- Je dis la vérité. Je suis à l'origine de la toupie et du fil du Nuage. »


Une arme que, Keiji le savait, son défunt fils n'avait utilisé que rarement. Que ce soit chez les Maschera ou Orizzonte, deux groupes mafieux auxquels il a appartenu.

« Attends le vieux, tu essayes vraiment de me faire croire que...
- Je sais ce qui lui est arrivé. Je ne l'ai su que trop tard. Je pensais qu'il pouvait désormais vivre sans que je ne le surveille trop.
- Surveille... ? »


Keiji entreprit donc de lui raconter son histoire. De la création des Tsukushi, à leur mort, ses raisons qui l'ont poussé à se cacher, et celles qui l'ont poussé à revenir dans le monde mafieux. Le jeune homme, pendant que le récit lui était conté, s'était rapproché, apparemment plus en confiance, le visage totalement fermé. Lorsque le silence marquant la fin de l'histoire se fut installé, Riff reprit la parole :

« Et donc... Vous l'avez laissé à son sort. Puis, vous l'avez laissé mourir. »

Un petit silence suivit de nouveau. Puis la droite partit sur la tempe gauche de Keiji. Il s'écroula sous la force du coup. Mais il l'accepta. C'était sa punition, il se repentait. Il le comprenait. Lui, ne l'avait pas lâché. Il était celui les ayant sauvés lors de la destruction des Orizzonte.

« Et maintenant, vieil homme, dis-moi. Qu'est-ce qui te tient encore debout, en tant qu'homme ayant laissé son fils mourir, qu'est-ce qui te fait tenir debout devant moi, qui ait toujours été là à ses côtés ? Dis-le-moi. »

Doucement, mais sûrement, Keiji se releva. Sa honte sur cet acte était passée. Il regrettait toujours, bien sûr, il le regrettera toute sa vie. Mais il avait suffisamment pleuré sur cet acte. Il fallait passer à autre chose, et c'est ce qu'il a fait il y a un certain temps, sans pour autant l'oublier. Et ce jour-ci, il pouvait sans honte affirmer une chose. Une fois relevé de toute sa stature, il planta littéralement son regard dans celui de Riff, les yeux dans les yeux, de sa hauteur par rapport au jeune homme, les yeux ardents, il répondit :

« La même chose que toi, Riff. La vengeance. »

Et, sortant son anneau de famille du Ciel, il le fit briller de toute sa volonté. Ce qui  eut le don de faire un peu reculer le Neigiste. La flamme était pure, très pure. Elle faisait même voleter un peu les cheveux du parrain. Un sourire apparut alors aux lèvres de l'observateur, à la remarque de cet élément.

« Bon. Vous me semblez réglo. Je ne sais pas ce qui me pousse à vous croire... Mais, je ne sais pas. Peut-être que je ressens la même... Aura que dégageait Kamome. J'en sais quelque chose, pour tout le temps que j'ai passé à ses côtés. Supposons donc que vous soyez son père, revenu d'entre les morts ninjas. Si vous n'êtes pas ici pour les Taishaka, pourquoi êtes-vous ici ? »

Keiji prit une grande inspiration. La réponse n'était pas des moindres, et même osée.

« Je suis venu ici à la recherche de la Genèse. »

Riff ne tiqua pas. Au contraire, il soupira légèrement :

« Ce serait mentir de dire que je ne m'y attendais pas. Venir d'aussi loin ici, si ce n'est pas pour les Taishaka, ce doit être pour quelque chose d'au moins important. Que savez-vous à son propos ?
- Eh bien... Je sais qui est en sa possession.
Répondit le parrain. Mademoiselle Rye... Et je sais aussi qui elle était pour Kamome. »

Il avait dit cette dernière phrase sans aucune « peine ». Non pas qu'il n'en était pas affecté, mais il voulait démontrer à son interlocuteur qu'il avait passé le stade de lamentations. Celui-ci le comprit enfin d'un regard.

« Je vois... Je vous le dis sincèrement, si ça ne tenait qu'à moi, je vous aurais de suite donné cet anneau. Il marqua une petite pause avant de continuer sous le regard calme de Keiji. J'ai... Je n'ai pas connu mon père moi non plus. On l'a tué alors que j'étais enfant. Et moi-même, j'ai failli mourir. L'ironie veut que Kamome pensait être dans le même cas... Mais je vous crois totalement lorsque vous dites vouloir vous venger. J'aurais voulu venger le mien aussi... »

Enfin, il soupira :

« Je vais vous emmener à Rye. Elle seule a la décision de l'avenir de cet anneau. Il lui appartient. Mais je pense personnellement que cet anneau devrait revenir au Cieliste le plus proche des Maschera, au vu de son précédent détenteur...
- Sora Maschera, n'est-ce pas ?
- Précisément. Vous êtes au courant de tout. »


Keiji lui fit alors un peu de place pour le laisser passer, puis lui emboîter le pas. Ils sortirent de la maison vide de grands-parents pour le moment apparemment. Le silence s'installa alors durant le trajet. L'ambiance était pesante, et ce n'était certainement pas sans raison. Les deux savaient. Riff devait tout de même être assez surpris de voir le père de Kamome débarquer et réclamer la Genèse comme cela, pensait Keiji. Mais il devait surtout avoir saisi l'importance de ce projet, et l'urgence de la situation. Le terrain était à minutieusement préparer pour la vengeance. Et pour cela, le parrain mettra toutes les chances de son côté. Par vengeance, mais aussi pour la science. Un anneau de rang S contient de nombreux mystères, et une puissance inégalée. Sans compter qu'il s'agit de celui du Ciel, sait-on seulement la puissance qu'il recèle ? Certainement pas, et on l'ignorera encore un certain temps. Keiji n'était pas dupe : il savait que même lui ne pouvait pas exploiter au maximum la puissance d'un tel anneau... Pas à son niveau. Il était fort, il se savait fort bien sûr. Mais pas assez. Toujours pas assez. Il le savait, il pouvait encore progresser, il touchait du bout des doigts la pureté totale... Mais pas encore, toujours pas...

Ne faisant que suivre Riff, perdu dans ses pensées, il n'avait pas fait attention à où ce dernier l'emmenait. Il était maintenant dans une rue un peu déserte, pas loin du centre-ville qu'ils avaient dépassé. Voilà une quinzaine de minutes qu'ils marchaient dans le calme plat, lorsqu'ils arrivèrent dans une résidence. Là, Riff composa un code, et ils entrèrent, montèrent les escaliers jusqu'au quatrième étage, et il sonna. Quelques secondes passèrent, puis la porte s'ouvrit sur une jeune fille dans la vingtaine, brune et pas très grande, au visage fermé, voire blasé.

« Ah, c'est toi ? Et qui tu ramènes ?
- Laisse-nous entrer, il t'expliquera... C'est particulier. »


Elle haussa un sourcil, mais les laissa tout de même entrer. C'était un petit appartement aux couleurs assez ternes. La jeune fille les convia au salon, où ils purent prendre place à une table ronde. Là, Riff lança un regard à Keiji. Il était temps de parler, comprit ce dernier. Il entreprit alors de tout raconter à Alyss, de la même manière qu'au Neigiste. Mais contrairement à lui, la jeune femme ne réagit pas de suite. Elle garda un visage froid durant le long du récit. Lorsqu'il eut fini, elle se mit à soutenir sa tête d'une main, le coude posé sur la table, et soupira longuement.

« Alors, vous êtes son père... Et je suppose aussi que vous savez qui j'étais pour lui ?
- C'est cela. »


Un nouveau soupir sortit du fond de sa poitrine. Un silence gênant s'installa de nouveau. Keiji savait que cela était difficile à entendre. Ils ont connu Kamome bien plus longtemps que lui. Ils ont vécu avec lui. Il ne s'en rendait compte que maintenant, mais c'était un véritable choc des générations. L'ancienne, fautive, et la nouvelle resplendissante de lumière, de valeur et encore de courage, pour combattre à découvert les Taishaka. Rye reprit la parole, brisant le silence :

« J'ai une question... Pourquoi vous n'êtes pas immédiatement venu me voir, moi ? Avec autant d'informations, vous auriez immédiatement pu me repérer...
- Pas exactement,
répondit-t-il. Je n'ai pu repérer Riff que parce qu'il est un fervent opposant aux forces des Taishaka. Et je le savais proche de vous. De plus... Étant le rival de Kamome, je devais lui demander son avis.
- Pour être plus précise, son premier rival se nommait Shinji Wataru... »


Elle avait répondu avec une voix comme lassée. Et légèrement tremblante.

« Je m'étais promis de ne pas pleurer pour lui. Jamais il ne l'aurait voulu. Il m'aurait secouée... Et montré sa volonté. »

Mais il était trop tard. Une première larme venait d'atterrir sur la nappe immaculée. Puis une seconde. Rye pleurait. Mais en silence. Les larmes d'une femme digne. Keiji le savait. Son fils était celui qui avait brisé la froideur, la glace de cette jeune fille. Ils s'étaient mutuellement faits connaître l'amour. Toute cette glace qu'elle a recouvré à sa mort. Mais cette fois, c'en était trop. Elle débordait. Ces larmes étaient des larmes glacées. Aucun reniflement ne se faisait entendre. Sans doute que pour elle, pleurer devant quelqu'un était déjà trop. Bien trop. Riff semblait figé à ce spectacle. Que pouvait-il faire face à ces larmes, qu'il n'avait jamais vues, et qu'il ne pensait jamais voir ? Elles étaient presque déconcertantes. Il n'y pouvait rien. Keiji non plus n'y pouvait rien. Personne n'y pouvait rien. Le temps passa alors. Les deux hommes attendirent, littéralement sans compter. Ils refusèrent de mesurer cet événement, de quelque manière que ce soit. Ils respectaient.

Une fois que les dernières larmes furent séchées, elle releva la tête. Le blanc de ses yeux était maintenant rouge, et ils étaient légèrement gonflés. Mais elle n'y prêta pas attention.

« Et donc... »

Elle fouilla dans sa poche, et en sortit un anneau orange, orné de multiples pierres précieuses, surmonté de deux chaînes autour de la pierre principale.

« C'est cette bague que vous êtes venu chercher. »

En effet... Keiji l'avait reconnu. Il avait la Genèse sous les yeux. L'anneau du Ciel le plus puissant du monde était sous ses yeux. Il ne bougeait pas. Il se contentait d'observer l'anneau. Il était presque fasciné. Il tentait de mesurer à la vue la puissance qu'il renfermait.

« Vous portez sa volonté. »

Keiji releva la tête. C'était Alyss qui avait prononcé ces mots. Elle l'observait. Elle observait ses yeux, pour être plus précis.

« Je le vois... C'est comme si c'était la « volonté des Tsukushi ». »

Sur la table, elle fit alors doucement glisser l'anneau vers le parrain.

« Sora est mort... Martyr est mort... Cet anneau vous revient donc. Vous êtes le Cieliste le plus proche, bien qu'éloigné de Sora... Mais surtout de Kamome. »

Et elle leva son doigt de la bague. La Genèse appartenait désormais à Keiji. Lentement, ce dernier dirigea sa main vers l'anneau, le prit dans sa paume et le contempla. C'était un grand moment. Un très grand moment. La Genèse... Il passa l'objet à son doigt... Et fit éclater les deux chaînes. Une étrange sensation parcourut alors le bras de Keiji, jusqu'au doigt portant le « S-Ring », et une puissante flamme jaillit de l'anneau. Le Cieliste, sans même s'en rendre compte, prononça alors ces mots :

« La volonté des Tsukushi. »

La flamme resplendit alors encore plus, faisant voleter une nouvelle fois les longs cheveux rouges de Kamome. Jamais il n'avait sorti une flamme aussi puissante. Et il le sentait, comme il l'avait prévu : ce n'était pas le maximum de la bague. Son paroxysme n'était pas encore atteint. Il n'était peut-être pas en position de manifester sa plus puissante flamme... Mais il ignorait pourquoi, il ne sentait pas totalement à la hauteur. Pas encore...

Il releva alors la tête vers Riff et Alyss : ceux-ci souriaient. Ils étaient comme... Fiers. Keiji leur rendit alors leur sourire, et y répondit :

« Allons-y. Sortons un peu de la ville. Ils arrivent. »

Ils se levèrent tous les trois et sortirent du bâtiment. Ils marchèrent dix minutes avant d'arriver dans une forêt. Là, les trois sortirent leur boîte-arme et l'ouvrirent : un sabre-épée de la Neige pour Alyss, un katana de Neige aussi pour Riff, et pour Keiji, le set Criticals Hit. Ce dernier se tourna vers Alyss et lui demanda :

« Dis-moi... Tu as les boîtes stockage de Kamome, n'est-ce pas ? »

Elle fouilla dans une de ses poches, et lui lança deux boîtes grises, qu'il attrapa au vol, et ouvrit aussitôt. Sortit alors un long et noir manteau de fourrure, suffisamment grand pour envelopper Keiji de son nez jusqu'à ses pieds, ainsi qu'un masque moitié noir, moitié blanc. Il enfila le manteau, qui heureusement n'était pas trop ample et donc ne le gênerait pas pour combattre, et mit le masque sur son visage. Seuls ses longs cheveux rouges pouvaient désormais le trahir. Enfin, ses lentilles réagirent. Des gens approchaient. Plusieurs personnes. Des anneaux, et des boîtes, entre le rang B et A, qui arrivaient. A grande vitesse. On ne tarda pas à entendre des motos, des skates, trottinettes à flammes. Bien vite, tous ces véhicules arrivaient. De tous les côtés. Des mercenaires. Et Keiji reconnut le gardien du Désert et celui du Marais, rien que ça. Les deux Neigistes et le Cieliste se rassemblèrent, chacun tourné vers un angle du cercle imparfait que les arrivants formaient. Ce fut le parrain qui donna le départ :

« Pour Kamome. »

La Neige se forma alors sur les deux lames, et le Ciel, brut, pur, jaillit des gants. Et les trois protagonistes se séparèrent, fonçant sur l'ennemi. D'entrée de jeu, Keiji balança dans une figure au hasard un formidable coup de poing, amplifié par la puissance de la flamme brute. Il enchaîna avec un très rapide coup de pied dans la côte d'un second adversaire. La rage prenait petit à petit possession de lui. Mais il parvenait encore à la contenir, pour lui éviter d'utiliser ses flammes n'importe comment. Mais l'adrénaline augmentait. Plus il combattait dans cette véritable mêlée contre des ennemis pourtant pas inexpérimentés, et le gardien du Marais qui s'était concentré sur lui, plus sa rage augmentait. Sa rage contre les Taishaka, d'avoir tué son fils, sa descendance, la chair de sa chair... La colère montait en lui, oui. Il ne pouvait pas la contenir. Et il combattait, combattait. Sans s'en rendre compte, il avait déjà essuyé quelques éraflures. Le manteau se déchirait un peu, traversant sa peau. Mais son masque ne cédait pas. Il restait intact. Il le fallait à tout prix. Il ne fallait pas qu'ils voient. Il ne fallait pas qu'ils voient... Sa rage. La rage de l'Ouragan du Ciel. The Skystorm. Les flammes s'échappaient. De ses gants. De ses bottes. L'anneau de la Genèse brillait, prenait les flammes. Et elles se manifestaient, les violentes flammes. Elles commençaient à brûler les gens aux alentours. Ces gens-là, sûrement ici pour avoir sa tête combattaient, tenaient, voulaient leur récompense. Ils étaient eux aussi motivés par quelque chose. La gloire, l'argent, qui sait ? Mais surtout, qui sait si leur volonté réunie est suffisante face à celle de Keiji ? Ce dernier ne se souciait pas du sort d’Alyss, ni de Riff. Keiji ne se souciait plus de grand-chose. Il n’avait qu’une idée en tête : infliger de la souffrance, et pourquoi pas tuer. Les flammes s’échappaient, rugissaient presque. Autour du parrain maintenant déchaîné, se formait presque un brasier de flammes brutes du Ciel. Des éclairs de flammes en jaillissaient de temps à autre, montrant que le combat faisait rage. Le parrain commençait à être de plus en plus sérieusement blessé. Il fallait en finir. Heureusement, les effectifs avaient baissé du côté ennemi. Certains avaient rendu leur dernier souffle dans la bataille. Les flammes de Keiji s'estompèrent alors. Ils crurent tous à un abandon, et se jetèrent sur lui. Mais il manifesta alors d’un coup fortement sa flamme, afin de pétrifier toutes celles aux alentours. Sky Ruler. C’était la première technique vraiment qu’il utilisait. Puis, il hurla, sans vraiment savoir où il devait s’adresser :

« RIFF ! ALYSS ! FAITES GAFFE ! »

Et il commença à charger de la flamme. Beaucoup de flamme. Énormément de flammes. Une sorte de dôme commença à l’envelopper. Un très dangereux dôme. Un dôme brûlant, destructeur. Lentement, ce dôme commença à émettre de la puissance. Des flammes, mais surtout de la puissance. La terre elle-même se mit à légèrement en trembler. Elle devenait un concentré de dangerosité. Concentré, si concentré… Il comptait sur Riff et Alyss pour se protéger de sa nouvelle technique.

« Death Zone. »

La puissance du dôme se relâcha alors, dévastant tout ce qui se trouvait dans un diamètre de quarante mètres. Les flammes brûlèrent, puis dévastèrent la zone, formant un cercle presque parfait autour. Keiji laissa échapper dans cette attaque toute la puissance destructrice dont il était capable. Il avait l’impression que ses propres flammes allaient le brûler. La technique dura bien dix secondes. Mais dix intenses secondes. Lorsqu’elle cessa enfin, et que la fumée se dissipa, on ne distinguait plus que de la terre, des corps, de la flamme de Neige ayant mal très survécu à l’attaque, Riff et Alyss derrière, pas mal blessés, mais avec un air rassuré… Et Keiji au milieu, debout, commençant enfin à ressentir les effets de la fatigue. Il avait utilisé bien plus de flammes qu’il ne le voulait dans sa technique… La rage… Sa colère… Il devait vite s’en aller. Il adressa un regard à Riff et Alyss, avant de leur tenir ces mots :

« Portez-vous bien, nous nous reverrons. »

Il rangea le masque et le manteau de fourrure, jeta les deux boîtes à Alyss, enchaîna la Genèse avec sa propre chaîna de Mammon, même s'il se doutait que l'anneau était encore détectable, dû à sa grande puissance, et se dirigea vers l’aéroport. Son avion décollait dans moins d’une heure, il devait se dépêcher. Il n'avait pas eu le temps de vérifier s'il les avait bien tous tués... Mais il n'avait pas le temps, non, vraiment pas. Même s'il se doutait bien que des gardiens ne meurent pas si "facilement".
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~Parain~
Silent Skystorm
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Citation : La théologie, c'est simple comme Dieu et Dieu font trois.
RP en Cours : Un avec Detaro, et une mission.

Fiche de Personnage
Flamme(s): Ciel [A+] & Nuage [B]
Réserve de Flamme:
500000/500000  (500000/500000)
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