Situé en 2060, où toutes les familles que l'on connaissait ont été détruites par un terrible fléau. Une nouvelle ère se lève encore une fois.
 

Alors comme ça, j'suis vieux ? Viens me le dire en face.

 :: # Le Commencement # :: Gestion des Personnages :: Fiches de Présentations :: Fiches Validées Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 19 Jan 2015 - 20:48

Je suis...




> NOM : Tsukushi
> PRÉNOM(S) : Keiji Muramasa Sei
> ÂGE : Bien jeune, dites-vous ? 41 ans.
> FLAMME(S) : D'un joli orange du Ciel, avec quelques nuances de violet Nuage.
> FAMILLE : Avec moi-même, voyons, chez les Accieri,
> GRADE : Au sommet, le parrain !
> RANG :

Code:
Silent Skystorm


Physique


« Criiiiiiiii... »

Le bruit d'une grinçante porte se fit entendre. Elle ne paraissait pourtant pas très ancienne. Mais les gonds étaient apparemment déjà usés. Elle tourna lentement, avec un peu de difficulté. Son actionneur dût y mettre un peu plus de force pour l'ouvrir entièrement. Un gant blanc était posé sur une poignée de type pomme, vous savez, ces poignées rondes ? Quoi qu'il en soit, c'était plutôt étrange de porter ce genre de gants en cuir alors que nous étions tout de même au printemps. La porte finit par s'ouvrir entièrement, et laissa apparaître un grand homme, d'une taille non-négligeable tout de même. Le contraste entre le nouveau venu et la lumière du jour était presque impressionnant. Il n'eut besoin de faire que deux pas, puis referma derrière lui la porte, qui se mit de nouveau à grincer et à frotter le sol, avant de se fermer. L'homme retira tout d'abord un grand chapeau noir, avec quelques ornements jaunes, qu'il accrocha à un porte-manteau. Il retira ensuite une longue veste noire également, qui contenait également des ornements de tissu jaunes, qui feraient penser à quelques endroits à du métal : une épaule totalement recouverte, une insigne représentant une épée et sur ses côtés des ailes... Quelques boutons sur l'épaule aussi, d'ailleurs. On penserait à un uniforme, mais il n'en est rien. Cette longue veste semblait quelque peu lourde à porter, mais tenait certainement chaud. Il en défit tous les boutons, puis la longue fermeture éclair pour l'accrocher à ce même porte-manteau de bois, se découvrant ainsi comme un homme au style... Unique.

Tout d'abord, il y a quelque chose de marquant : ses cheveux. Une longue chevelure, lui arrivant jusqu'au milieu du dos... Et couleur rouge sang. Voilà. Personne ne saurait dire si c'est de naissance ou si c'est une coloration, car une couleur aussi vive naturellement, est-ce possible ? On ne sait pas. Quoi qu'il en soit, cette énorme masse de cheveux semblait un peu emmêlée, et cassante surtout. Pourtant, il avait plutôt l'air d'en prendre soin... Enfin, d'essayer. Quelques endroits semblaient brossés, d'autres peignés. Mais de toute évidence, tout n'était pas uniforme. Par manque de temps, par flemme, ou cela lui faisait tout simplement trop mal ? Mystère. Quoi qu'il en soit, des cheveux pareils, on en rencontre rarement, et on apprécie le fait tout simplement de les admirer.

Au début de ses cheveux, se trouve un visage à mi-chemin entre la jeunesse et la vieillesse. En premier lieu, des yeux assez petits, aux iris d'un brun très clair, qui tendent vers le rouge à la lumière. Ca donne un certain style, non ? Ces yeux, malgré leur taille, portent une sorte de regard parfaitement clairvoyant. Et de plus, ils sont vifs. Mais ils ont au-dessous d'eux-mêmes de légères cernes, ce qui « casse » un peu, en plus de lunettes de vue un peu « fines ». A ceci, ajoutez un nez qui... N'a rien de particulier. Ni trop long, ni trop écrasé. Enfin, mettez une bouche qui... Enfin, c'est un visage humain, quoi. On peut cependant préciser qu'il a un bouc de la même couleur de ses cheveux, qui remonte jusqu'au bas de sa lèvre. Voilà qui précise son style. Il a pour habitude de la gratter lorsqu'il réfléchit, on voit souvent sa main au bas de son menton. Enfin, mis à part cela, rien à signaler de plus.

Enfin, une chose que l'on a pas souvent l'habitude de voir : ses vêtements. C'était... Particulier. C'est-à-dire que, pour l'heure, il portait des habits totalement noirs, avec un peu de dentelle aux extrémités. Ils sont la plupart du temps assez amples, et portent quelques cassures de blancs à des endroits « clés » : aux épaules, au cou, à la taille... Cela lui donne même quelques airs de curé quelques fois, on pourrait le confondre avec un religieux. Enfin, ce sont les vêtements qu'il porte très souvent, mais on peut aussi le voir en vêtements un peu plus « normaux », mais il ne les aime pas vraiment : il dit que ça le gêne.

Enfin, quoi qu'il en soit... L'étrange homme alluma la lumière, et fit paraître une peau blanche humaine, enfin, vous voyez ce que je veux dire. Elle était très très légèrement bronzée, et à peine vieille en revanche, malgré son âge apparent. Il avait, à vue d’œil, au moins dans la quarantaine, de par sa grande taille : il devait faire facilement dans le mètre 95. Et pourtant, il était bien fin, comme homme. Plutôt agile... Intéressant pour se battre. Enfin... Voilà un bien étrange homme.

Taille : 1m95
Poids : 75 kg
Distinction/s : Cheveux rouges et longs, des lunettes, un bouc rouge, enfin, je ferai pas la liste complète.


Mental


"Rzzz..."
Les ronflements d'un homme se faisaient entendre de la porte du salon d'un assez grand appartement. C'est que cet homme devait être épuisé. Est-il un grand travailleur ? Ou simplement très flemmard ? A-t-il passé une nuit blanche ? Et nous en passons. Entrons donc dans cette chambre.
Tiens donc, il s'agit de l'homme que nous avons précédemment décrit. Il semble en assez piteux état. Vêtu d'une grande blouse blanche de scientifique et d'un pantalon noir qui nous ferait penser à un pantalon que quelques gothiques mettent avec tout cet ornement en métal, les manches retroussé es, ses longs cheveux rouges en bataille, et sur un nombre impressionnant de couettes, notre étrange homme dormait profondément, totalement étendu sur un lit. Sa blouse était quelque peu brûlée au bout en bas et aux manches. Qu'avait-il donc fait ? Si nous remontons un peu plus tôt dans la journée, nous pouvons aperçevoir notre homme dans un grand et sombre laboratoire. Portant des lunettes de vue, les cheveux attachés, il semblait plongé dans une bible de chimie. A côté de lui reposait plusieurs tubes à essai, ainsi que toute une ribambelle de verrerie. Vous l'aurez deviné, cet homme est un grand versé dans la science. Il étudie toutes sortes de choses, mais surtout, plus que tout, il en connaît un bon bout sur les Flammes de Dernière Volonté. Prévisible, n'est-ce pas ? En effet, il a toujours voulu tout savoir à leur sujet. Il se l'est juré depuis tout petit. Un beau rêve tout de même, non ? Aussi, en tant que scientifique, c'est un homme très calculateur, ne laissant jamais rien au hasard. Pour lui, chaque conséquence a sa cause, et vice-versa. Aussi, il tentera toujours d'avoir deux ou même trois coups d'avance sur la vie. Vie qu'il pense elle-même calculable, malléable selon une logique très compliquée à percer, mais pourtant existante. Son second rêve serait aussi d'avoir un contrôle parfait sur sa vie, à l'aide de calculs. Ce qui est bien utopique, et il le sait, mais cela lui fait au moins un objectif duquel se rapprocher. Et pour cela, on peut pour le moins dire qu'il se débrouille pas mal... Mais je vous l'illustrerai plus tard. Pour résumer le tout, on peut dire qu'en premier lieu, c'est un scientifique, et qu'il effectue chacune de ses actions en connaissance de cause, jamais au hasard, et sait ne pas se laisser influencer par ses sentiments. Il "calcule", pour ainsi dire, sa vie froidement.
Qui penserait, en le voyant pour le moment dormir ainsi tel un enfant que cet homme est en réalité aussi profond ? Personne, bien sûr. Si on devait lui attribuer une spéificité, elle serait la suivante : il est déstabilisant. Des plus déstabilisants. Car s'il est un homme pouvant être extrêmement froid et en osmose avec ses calculs, c'est aussi un homme très jovial, aimant rire, et laxiste. Deux personnalités qui semblent s'opposer, et qui pourtant vivent paisiblement dans l'esprit de cet homme. Son autre partie est d'abord flemmarde. Des plus flemmardes. Il aime lorsque les choses soient faites par d'autres personnes assez qualifiée pour, sauf quelques exceptions. Une personnalité qui se complait maternée, donc. Il possède une excessive affection pour les gens que son coeur a élu. Car oui, ne vous méprenez pas, il sait se servir de son coeur, et je dirai même plus : il s'en sert beaucoup. Il se prend d'affection pour beaucoup de personnes, surtout pour cette génération de mafieux, de laquelle il est tout de même l'aîné. Il ne lui viendrait par exemple jamais à l'idée de se dire "C'était mieux avant". Ce vieillard, pourrait-on dire, aime cette nouvelle génération, et l'admire même, pour l'audace dont elle fait preuve, de plus en plus. Il aime cette nouvelle fougue, ce nouveau feu. Une chose qu'il a bien vite constaté, c'est qu'il n'était en général pas rejeté par les plus jeunes que soi. La raison ? Il a gardé une âme fraîche, une âme qui viendrait à peine d'avoir vingt-cinq ans. Il en a pourtant quarante-et-un, mais il respire encore la vie, il est encore dans son âge d'or. Et il n'est pas près d'en sortir.
Malgré tout, cette joviale mais calculatrice personnalité n'en reste pas moins mature, et surtout raisonnable. Il a une grande capacité à faire la part des chosesses, et prend les décisions qu'il pense le plus juste. Ce n'est pas un homme qui se complairait dans la démesure et le pouvoir, ces deux notions ne l'intéressent pas le moins du monde. Il sait que pour imposer ses idéaux, la force sera nécessaire, et n'hésite pas à l'employer lorsqu'il le faut. Mais il ne s'en sert jamais abusivement. Il est doté d'un calme tempéramentent, et d'une patience quasiment à toute épreuve. L'énergumène a aussi grand usage de l'art de la rhétorique et de l'éloquence, ce sont deux arts dont il est friand. Aussi, il préfère parfois la parlotte à la castagne. Cela dit, il ne refusera jamais un duel s'il sent que ce dernier en vaut la peine, et il lui en faut si peu pour le distraire ! Le combat, voilà une chose qu'il aime. Comme dit précédemment, tout ce qu'il fait est sans démesure, mais qu'il aime le combat, qu'il les adore ! Ces frissons à chaque fois, cette presque joie de défier la mort ! Oui, l'un de ses passe-temps préféré est le combat. Souvent, il se bat avec ses gardiens pour entretenir leur niveau, et le sien. Il ne voudrait pas qu'en période calme, ses compagnons perdent leur haut niveau. C'est comme un apprentissage : il faut répéter pour ne pas perdre de la main.
Regardez-le... Il s'agite un peu dans son sommeil. De quoi peut-il bien rêver pour en être tourmenté ? Car en effet, étant humain, il lui arrive d'être tourmenté par diverses choses. En premier lieu mais rarement, il lui arrive de se mettre en colère. Mais lorsque cela arrive, il vaut mieux ne pas se trouver dans les parages. Car si très peu de choses ont le pouvoir de l'énerver, c'est bien parce qu'elles le font entrer dans un état sans précédent. À l'extérieur, physiquement déjà, on peut remarquer de discrets changements : il ne sourit plus du tout, a un regard fixe sur sa ou ses cibles, il semble ne plus faire aucun geste inutile, et surtout... Il fait preuve d'une froide, mais terrible violence. Il ne se mettra pas à hurler, ni à se jeter instinctivement sur l'adversaire. Il semblera garder son calme, mais en réalité bouillonnera une colère immense en lui. Une colère à faire des ravages. Mais une fois cet état passé, il se sent très souvent mal, et on ne peut ne plus le revoir durant toute une journée. Mal de tête, au cœur... Les conséquences peuvent être multiples. Lorsqu'il ne passe pas dans cet état, le "vieillard" ne tue pas nécessairement ses cibles. Du moins, il l'évite tant que possible. Mais dès que cela peut être menaçant pour la famille, ou lui-même, il n'hésite pas à tuer, cibles comme innocents. Oh, la poursuite ne lui fait pas peur, mais il préfère l'éviter tout de même, au mieux.
Eh bien... Quel homme. Il semble essayer de trouver un assez bon équilibre à sa vie, et à sa psychologie. Tout cela part assurément d'une bonne intention, et il veut agir au mieux et le plus justement possible, sans pour autant laisser de côté ses objectifs, qu'il ne lâcherait pour rien au monde. Mais il ne se fait pas d'illusions : il sait que le parfait équilibre n'existe pas, et qu'on ne peut paraître entièrement bon. Il voit la vie globalement comme des nuances de gris, tout simplement. Mais dans tout cela, une chose ressort particulièrement : il aime ses gardiens. Il y tient au moins autant qu'à lui-même. Plus encore, il aime sa famille. Chaque membre pour lui est comme un fils, ou une fille, et jamais il ne se permettra de perdre un seul d'entre eux. Il ne voudrait pas voir mourir l'un de ses "enfants" et compagnons... Comme il a perdu son véritable fils, Kamome.

L'Histoire


« Comment l'appellerez-vous, madame ? »

Une femme d'un certain âge se tenait sur un lit d'hôpital, l'air complètement fatigué, les cheveux en bataille, et semblait pourtant si heureuse. Le visage rouge, le souffle court, les gens qui s'agitaient autour d'elle... Et ce cri de nouveau-né. Pas de doute : la femme en question aux cheveux couleur rouge sang venait d'accoucher.

« Madame ! Quel est son prénom ? »

Elle ne répondit pas tout de suite, le souffle encore court, haletante. Une fois qu'elle eut retrouvé un peu plus ses esprits, elle pût répondre d'une voix fatiguée :

« Keiji pour moi... Son père voulait Muramasa... Et à deux, nous avons choisi Sei... Keiji, Muramasa, Sei, Tsukushi. Voilà ses trois prénoms ainsi que son nom de famille. »

De toute évidence, elle était totalement harassée, mais voulait voir son enfant avant de dormir au moins. À peine l'eut-elle pensé qu'on lui apporta son bébé, déjà lavé. Elle prit doucement dans ses bras. Le frêle corps bougeait légèrement, elle pouvait le sentir battre sous ses doigts. Calmement, elle se mit à bercer son enfant. Le sien. Elle avait eu la chance de permettre la vie, malgré la souffrance à endurer. Cela ne tient-il pas du merveilleux, qu'une femme accepte d'accoucher par pur amour ? Que la vie, sous bien des aspects, peut être belle parfois.


« Keiji ! Reviens ici de suite ! » Se fit entendre une voix à travers deux salles d'un petit château. On pouvait voir à travers un salon brillant de mille feux, d'ornements en cristaux, de vases inestimables et de plusieurs lustres un jeune garçon, d'à peine six ans et vêtu de pompeux habits nobles bleus, se faufilant entre tables et chaises de bois, canapés et fauteuils de véritable cuir, ainsi qu'autres tables de verre. Une femme, aux cheveux d'un rouge vermillon ne tarda pas à se montrer à la suite, poursuivant l'enfant, mais bien sûr, moins agile : au lieu d'éviter les obstacles, elle les poussait plus qu'autre chose. De ce fait, elle paraissait aussi plus « dangereuse ». L'enfant, qui portait les mêmes cheveux que l'adulte se retourna pour vérifier à quelle distance il se trouvait de sa mère, avant d'accélérer encore.

« Madame ! Je l'ai ! »

La petite tête tourna subitement la tête pour regarder de nouveau devant lui, mais il était déjà trop tard : ses pieds quittaient le sol. Une seconde femme, habillée en uniforme de servante l'avait attrapé. Lui se débattait, enfin, tentait, mais on le tenait fermement. La femme à la chevelure flamboyante s'arrêta devant la servante et se courba, le souffle court.

« Fiouh... Merci à toi, Jeanne... Monsieur Tsukushi ! Combien de fois t'ai-je dit et répété que les cours sont pour ton bien, et que tu n'as pas à les boycotter ?
- J'm'en fiche des cours ! De toute façon, vous êtes riches, et je n’aurai même pas besoin de travailler ! En plus, c'est nul, les cours !
- Ah, tu crois ça ? Ça va être simple. Tant que tu n'auras pas travaillé suffisamment aujourd'hui, tu ne sortiras pas de ta chambre ! Jeanne, emmenez-le !
- M'oiselle Jeanne ! S'iouplaît, lâchez-moi ! Non ! »

Et pourtant, c'est contre sa volonté que l'enfant fut ramené dans sa chambre. Une fois que les plaintes se furent calmées, la jeune mère s'effondra sur le canapé.

« Ah... Quelle migraine... »

Elle resta ainsi quelques instants, avant de se relever, pour caresser le cadre d'une photo représentant son enfant, son mari, et elle-même. Et elle sourit.

« Ah... Keiji. Tu es si turbulent... Mais j'espère que tu deviendras un bon garçon, et surtout un bel homme. »


« Maman ! Tu ne sais pas où j'ai mis mon matos ?
- C'est moi qui l'ai ! Je t'ai déjà dit que ce n'est pas de ton âge, et surtout que ça ne t'apporte rien !
- QUOI ?! RENDS-MOI MON MATERIEL ! »

Les vitres vibrèrent au cri du jeune homme. Une porte s'ouvrit à la volée, et un jeune garçon encore, qui devait avoir dans les quatorze ans sortit de sa chambre et se dirigea vers le salon, où se trouvait sa mère. Le sang battait dans sa tempe, ses yeux brûlaient presque de colère, ses poings étaient fermés, et il avançait d'un air résolu. Il tapa sur quelques meubles qui se trouvaient sur son passage, avant de se retrouver au salon, là où sa mère était assise, les bras croisés, respirant de jeunesse, de joie de vivre, mais pour le moment, surtout de fermeté. L'adolescent resta posté devant la porte de verre.

« Rends-moi mon matériel.
- C'est hors de question, Keiji. »

L'enfant tapa alors du poing sur la porte.

« Mon matériel !
- Tu pourras t'énerver tant que tu peux, je ne te rendrai pas ce matériel ! Tu t'engages sur une voie bien trop dangereuse ! »

Il s'avança vers les canapés, et mit un coup sur la table basse de verre.

« Rends-le-moi ! Il m'appartient ! »

Madame resta de marbre. Alors il continua à taper sur la table en verre, de plus en plus fort, en laçant de temps à autre des regards noirs et insistants à sa mère. Il savait qu'il ne pouvait la taper. Mais il avait un réel mal à se contenir. Il continua à taper la table, au même endroit, jusqu'à la briser. La mère se leva alors, surprise qu'il ait pu la casser. Sa main était éraflée de partout. Lui d'ailleurs, s'était mis à la fixer, semblant hésiter entre la fascination et la peur. Puis, il en résulta un cri, mais pas forcément celui que l'on attendait :

« RENDS-MOI MES PUTAIN D'AFFAIRES MAMAN ! »

Une seconde porte s'ouvrit alors rapidement avec un grand « BANG ! » et on vit alors venir dans le salon, d'un air plus déterminé encore que Keiji, un grand homme qui devait sûrement avoir aux alentours de quarante ans. Le jeune garçon, impuissant, l'air horrifié, et conscient de l'erreur de trop qu'il venait de commettre regarda sans bouger son père s'avancer vers lui, l'empoigner et le cogner contre un mur.

« ON A DEJA EU CETTE DISCUSSION, NON ? »

Il secoua son fils, le cognant plusieurs fois contre le mur. Lui, ne faisait que le regarder les yeux grands ouverts, des larmes coulant déjà le long de ses joues rouges, haletant.

« REPONDS QUAND JE TE PARLE ! CETTE DISCUSSION, ON L'A DEJA EUE, OUI OU NON ?
- Oui... Oui !
-ALORS QU'EST-CE QUE J'ENTENDS ?! »

Sa mère, derrière, semblait presque aussi horrifiée que son fils. La main sur le cœur, comme si elle allait pleurer aussi, elle respirait un peu bruyamment.  Un petit moment de silence passa, seuls la mère qui respirait, et les reniflements de Keiji qui pleurait silencieusement le brisait. Le père de ce dernier le lâcha, mais il resta collé au mur, le regard fixé désormais vers le sol. Il s'éloigna doucement de lui, puis soupira un grand coup, et se mit à marcher à travers le salon.

« Je croyais qu'on en avait fini, avec cette histoire de mafia. »

Il laissa un silence s'écouler après cette phrase, avant de continuer :

« Toutes ces histoires... De flammes, d'anneaux, de boîtes... Y aura pas de mafieux, ici. Qu'est-ce que tu connais de ce monde, hein ? Rien, et c'est bien mieux comme ça. A quoi ça va te servir de savoir te battre pour ta vie future ? Avec des flammes ! On n’est pas de la mafia, ici ! »

C'est alors que s'échappa de l'enfant :

« Je me fais faisais frapper à l'école. Mais j'ai découvert y a pas longtemps que j'ai... Une flamme. »

Son père s'arrêta alors, comme figé. Puis, il se retourna vers son fils vivement, en restant sur place en le fixant non pas l'air énervé, mais l'air... Neutre.

« … Laquelle ? »

Étant trop choqué par les événements pour réfléchir à la nature de cette question, il répondit machinalement, toujours le regard fixé vers le sol :

« Ciel. »

Il couvrit alors sa main de sa bouche, après s'être assuré que son fils ne le regardait pas. Sa femme le regardait, toujours choquée également, mais surtout intriguée. Il se remit à parler, après un long silence :

« Avec... Un anneau ?
- Oui. Je l'ai trouvé un soir, en rentrant en sang.
- Jette-le. Arrête avec la mafia. Et oublie ce scientifique-là... Koenig. Arrête.
- Koenig ?! Papa... C'est le plus grand des scientifiques ! C'est mon idole ! S'il te plaît, tu ne peux pas...
- Si ce n'est pas toi qui arrête, alors je n'aurai d'autre choix que de te rendre tes affaires, mais de dire de partir de la maison aussi. »

Là, le jeune homme se tut, bouche bée. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas ses parents. Il avait récemment trouvé ce moyen de se défendre, il était enfin respecté, craint même ! Ce n'était pas comme s'il avait une arme à feu ! Ce n'était pas illégal d'être né avec une pareille flamme ! Allait-on le blâmer pour se défendre par ses propres moyens ? Il ne pourrait donc... Non, il ne pouvait l'accepter... Il devait finir son travail, coûte que coûte. Il devait réaliser son rêve... Mais à ce prix-là ? Comment vivrait-il, seul, au-dehors ? Il savait bien trop peu de choses du monde extérieur... Son père posa alors quelque chose sur la table vernie, qui fit assez de bruit, et qui tira le jeune homme de sa rêverie. Il releva la tête : il s'agissait de sa valise contenant son fameux matériel.

« Si cette valise quitte la table, cela signifie que tu es prêt à partir. Elle y sera une semaine, je te laisse le choix. Après quoi, je la jetterai. »

Après avoir lancé ces mots, il retourna d'où il venait, soit de sa chambre. Sa femme le suivit, après avoir jeté un dernier regard attristé à son fils. Lui, ne faisait que regarder la mallette, comme pris d'un désir contre lequel il tentait de lutter. Une fois que sa mère eut disparu dans l'encadreur de la porte, il se releva avec difficulté. Il lui semblait que ses forces l'avaient abandonné, que ses jambes étaient en compote. Il se traîna avec nonchalance jusqu'à la fameuse valise, et l'ouvrit : c'était un véritable fouillis. Des fils éparpillés, quelques anneaux cachés, plusieurs plans manuscrits d'anneaux, de boîtes, et des feuilles à n'en plus finir sur la vie d'un certain Koenig, et de ses travaux pour la science. Il en prit quelques-unes, qu'il se mit à lire.

« Koenig... Je ne peux me résoudre à vous abandonner... Mais... »

Il resta quelques instants avec la feuille dans les mains, tremblant. L'hésitation pouvait se lire sur son visage, et dans ses yeux surtout. Il était confronté à un terrible dilemme, qui était tout de même particulier : à l'âge de quatorze ans, devoir choisir entre sa passion et sa vie familiale, avec un logis, être nourri ! Qu'un adolescent peut être idiot parfois. En effet, au petit matin du lendemain, la valise et son propriétaire n'étaient plus dans le domaine.


« Pfuuuh... »

De la fumée s'échappa de la bouche et du nez d'un jeune homme, vêtu tout de noir, et d'un manteau avec un peu de fourrure, et des cheveux moyennement courts d'un rouge bordeaux, rabattus légèrement en arrière. Il avait de grosses cernes, et ses yeux étaient un peu trop injectés de sang pour paraître normaux. Ses iris en eux-mêmes étaient en revanche rouge brillants. Trop pour que ce soit naturel. Enfin, il se tenait nonchalamment appuyé contre un mur, sur lequel il semblait avoir plu récemment. Vous voyez, cette habituelle ruelle sombre stéréotypée, au lampadaire un peu sombre et défectueux ? Et avec cet étrange homme, sous ce même lampadaire, fumant on ne sait quelle substance ? C'est dans cette situation quelque peu glauque que l'on retrouva Keiji. L'air légèrement fatigué, il semblait attendre quelqu'un, ou quelque chose. Bientôt, un autre homme fit son apparition, ayant l'air au moins aussi louche que Keiji. Il s'approcha de ce dernier, qui jeta son joint.

« Tu as la drogue ?
- Et toi, les yens ?
- Voici. »

L'inconnu sortit de sa poche une grosse liasse de billets, et les tendit au jeune dealer, les gardant toutefois en main. Ce dernier les examina attentivement, avant de sortir une demi-douzaine de petits sachets emplis d'une poudre blanche. L'échange se fit, et chacun partit de son côté. L'adolescent rangea les billets dans sa poche, et sourit légèrement, content apparemment d'avoir fait des affaires. En même temps, qui soupçonnerait sérieusement un garçon d'à peine dix-sept ans de faire ce genre de trafic ? Et qui de plus, semblait bien vivre, avec ses parents, tout cela ? De toute évidence, les siens n'auraient jamais approuvé ce genre « d'occupation », mais de toute manière, cela faisait déjà trois ans qu'il les avait quittés. Il était libre. Rapidement, il avait trouvé de quoi gagner sa vie : faire passer de la drogue. Il se disait bien sûr au début qu'il faisait quelque chose de terriblement mal, mais il avait fini par s'y faire. Car d'une part, cela gagnait bien. Très bien, même. D'autre part, il était libre de faire ce qu'il voulait. Libre de pratiquer ses expériences, et il s'améliorait de jour en jour. Plus les jours avançaient, plus ses compétences, connaissances sur le sujet des boîtes, flammes, anneaux et sur Koenig, son idole, s'affinaient. Il en était passé même à l'étape de travaux pratiques, avec sa propre flamme. Avec ses propres flammes, même. Car en effet, il s'en est découvert une seconde, celle du Nuage, en s'entraînant avec celle du Ciel. Une liberté qui lui plaisait, qui lui plaisait beaucoup. Elle dura trois ans.

C'était un soir où il devait faire passer une énième commande. Comme d'habitude, il se posta à un coin précis, arrangé par le client. Tranquillement, fumant cette fois une simple cigarette roulée, il attendait patiemment. Là, une vive lumière l'éclaira, aux deux bouts de la rue.

« Ne le laissez pas s'enfuir ! Attrapez-le ! »

Dès lors, il sut. Ce n'était pas un client. Mais un policier. Il n'avait pas été assez méfiant. Il entendait déjà toute une escouade qui s'approchait en courant. Aveuglément, il se mit à courir vers une des unités, enflamma son anneau d'une assez conséquente flamme et la mit devant lui afin de dégager le passage. Il tenta aussi de se débattre, appliquant quelques techniques de close combat qu'il avait apprises au passage. Mais, cela ne dura pas longtemps. Il se fit neutraliser, puis assommer.

Lorsqu'il se réveilla, il était en prison. Avec un uniforme de prisonnier, sans sa bague, ni ses vêtements de luxe. Et bien sûr, tout ce qu'il fumait. Les cheveux rouges plus sombres encore, et sales, il se releva avec difficulté. Du pain et de l'eau l'attendaient. Qu'allait-il en faire ?! Pourtant, il ne se mit pas en colère. Il avait mieux à faire : réfléchir. Dans quel pétrin s'était-il donc fourré ? Jamais, il y a trois ans, il n'aurait dû partir. Il aurait simplement dû attendre. Ou juste arrêter... Non, il ne pouvait s'y résoudre. Il avait un don pour cela, il le savait, et ne pouvait pas abandonner son rêve, celui de tout percer sur les objets à flammes. Pourtant... Il ne pouvait plus vivre comme cela, après un coup pareil ! Que faire... Que faire ?

« Eh, 244 ! T'as de la visite ! Suis-moi ! »

Le désormais détenu releva la tête : il s'agissait d'un garde. Il se décolla machinalement du mur contre lequel il s'était adossé, et marcha à lents pas vers le garde. Il semblait avoir perdu toute envie de vivre. Ses yeux ne brillaient plus du tout. Et ses cheveux, tant la poussière et la saleté s'accumulaient, s'assombrissaient. Le gardien lui ouvrit la porte, lui passa les menottes, et le tira à travers la prison. Il ne fit même pas attention à ce qui l'entourait alors qu'il la découvrait : des murs gris et ternes, ressemblant fortement à de la pierre, mais étant beaucoup plus résistants que cette dernière, les cellules grises qui s'enchaînaient avec divers criminels à l'intérieur... Tout dans cette prison était en réalité composé de gris, jusqu'aux uniformes. De loin, l'incarcéré reconnut une vitre, ainsi que des téléphones. Le regard mort, il se demanda tout de même qui pouvait donc lui rendre visite. Il entra dans la salle, scruta au travers des vitres qui le séparait des visiteurs... Et fut saisi d’une gigantesque sueur froide. Là, derrière la vitre, en face de lui, se trouvaient ses parents. Ils semblaient être les mêmes qu'il y a 3 ans... Keiji s'en souvenait comme si c'était hier. Excepté pour les cheveux de sa mère. L'adolescent en fut frappé : ils étaient noirs. Totalement noirs. Longs, lisses, soyeux, mais noirs. Il se souvenait pourtant qu'aucun colorant ne fonctionnait dessus. Pourquoi... ? Il s'assit, quelque peu tremblant face à cette confrontation. Il décrocha le combiné, mais ne put parler :

« ... »

Son père, qui tenait le combiné, prit alors la parole :

« Bonsoir, Muramasa. Il y a bien longtemps, n'est-ce pas ?
- Oui... »

L'enfant était comme abasourdi, tétanisé, paralysé. Que voulaient-ils ? Le renier ? Lui annoncer quelque chose ?

« Nous sommes ici pour t'accorder une seconde chance.
- Vous pensez sincèrement que je la mérite ? »

Le jeune homme fut le premier surpris par ses paroles. Et pourtant, c'est bien lui qui avait prononcé ses mots. Pourtant, il les assumait...

« Tu es notre fils... Ce que tu as fait est impardonnable. Cependant... Tu sais,  j'ai moi-même fait des erreurs, étant jeune. »

Il sortit alors d'un sac par terre... Une bague orange. Et, sous les yeux maintenant ébahis de Keiji, il l'alluma d'une flamme orange resplendissante de volonté. La flamme semblait si pure. Bien plus que n'importe quelle flamme du Ciel que son fils aurait pu sortir. Elle était telle qu'elle produisait un petit vent, faisant voleter les cheveux de l'utilisateur. Puis, il l'éteignit, contemplant un instant sa bague. Puis, reprit le combiné.

« J'ai aussi fait partie de la mafia dans ma jeunesse. C'est comme ça que j'ai rencontré ta mère... Pour ne pas la mettre en danger... Non, pour ne pas vous mettre en danger, j'ai tout arrêté. Je sais que tu n'y es pas encore... Mais arrête cette folie. Le monde de la mafia est dangereux. Et plus tu tentes de t'y impliquer, moins tu as de la chance d'en sortir... Tu finiras par y mourir !
- Papa... J'ai un don pour ça... Cette science me fascine ! Et je veux contribuer à son avancement ! Il le faut !
- Je sais. Tu l'as hérité de moi-même. Mais, la mafia est un sale monde, remplie de coups bas, et de mauvaises personnes !
- Alors il suffit... De s'entourer des bonnes personnes, non ?! »

Là, son père sembla surpris de sa réponse : il ne put y répondre directement. Puis,  il sembla se calmer :

« De toute façon... Ta caution a déjà été payée. Tu sortiras tout à l'heure, et nous en reparlerons sérieusement. »

Le jeune homme ne pouvait y croire, il crut mal entendre sur le coup :

« Quoi ?! Vous voulez reprendre un fils délinquant jusqu'à l'os, potentiellement mafieux, et déjà drogué ? Et dealer par-dessus le marché ?! »

Et pourtant, ils n'avaient pas menti : en fin d'après-midi, on lui rendit ses affaires, excepté bien sûr la drogue. Il put cependant récupérer son unique bague du Ciel, déjà bien abîmée, depuis le temps.


« Salut m’man… Oui, je suis bien arrivé en France… Oui, t’inquiète, pas mal de mes amis m’ont suivi… Non, on n’a pas créé de club bizarre, pourquoi tu voudrais qu’on… Pour la mafia ? Sois pas ridicule voyons, j’ai raccroché avec ça il y a trois ans, j’ai même jeté mes affaires devant toi... Je n’ai aucune envie de faire un véritable séjour en prison, surtout que je suis désormais majeur… Oui maman, je suis sûr, ne t’inquiète pas. Ne t’inquiète pas, je n’oublie pas, je suis là pour mes études de science. D’accord. Il n’y a pas de soucis. Bisous, je t’aime. »

Un homme, assez grand, aux cheveux d’un rouge flamboyant, mi longs, avec une barbe de quelques jours seulement soupira dans une pièce faiblement éclairée et à l’air un peu lugubre, en raccrochant son portable. Il prit ensuite une grande inspiration, et s’assit sur une chaise en bois modeste, devant une table ronde, d’un vieux bois aussi.

« Bref… Je disais donc… Bienvenue à tous chez la Tsukushi Famiglia. »

Autour de la table, se trouvaient sept autres personnes, plus ou moins vieilles. Keiji restait cependant, du haut de ses vingt ans, le plus jeune de cette assemblée. Vêtu d’une grande blouse de laboratoire, il était comme écroulé sur sa chaise, mais avec un air pourtant des plus satisfaits, malin, bref, mystérieux. Le reste semblait savoir plus ou moins savoir la raison de leur présence ici.

« Vous savez comme moi pourquoi vous êtes ici. Et vous savez les risques que vous encourez, n’est-ce pas ? Je voudrais vous le redire, je ne souhaite forcer personne, et si vous sentez vraiment que ça ne vaut pas le coup… »

L’homme à sa gauche, qui avait sa main posée sur la table en l’écoutant, ornée d’une bague d’un rouge étincelant, le coupa alors :

« Bon, Keiji, tu nous l’as fait un milliard de fois ce speech. Et bien sûr qu’on sait ce qu’on fait, et qu’on le veut ! On veut tous marquer l’histoire par nos recherches sur les flammes ! On est tous animés par…
Et, allumant son anneau d’une vive flamme rouge, il termina sa phrase :
- … cette volonté ! »

Et tous, autour de lui, excepté Keiji, firent de même : ils allumèrent leur anneau, et tous, d’un seul et même mouvement, tournèrent leur tête vers leur boss. Ce dernier, ferma les yeux un petit instant, et les rouvrit avec un sourire, puis alluma sa propre bague, frappée à l’emblème Tsukushi. D’un mouvement, tous se levèrent. Et d’une voix, ils prononcèrent :

« We are strong, determined, beaming as the steel under the sun. Our name is a blade, our number is a strength. We are the Tsukushi. »

Un silence ensuivit cette déclaration solennelle. Puis Keiji se retourna, et alla actionner un interrupteur, qui illumina la pièce entière, qui se révélait être en réalité un gigantesque laboratoire souterrain. Le scientifique se redirigea ensuite vers ses comparses.

« Je nous donne trois heures pour aujourd’hui. Ensuite, nous retournerons à nos « véritables » vies. »

Tous acquiescèrent, et prirent une blouse au fond du laboratoire pour commencer à travailler.


« Chériiiiie, j’suis rentré… »

Ce fut un Keiji totalement exténue que l’on retrouva sur le palier de sa porte, appuyé contre cette dernière, déchaussé et après avoir lâché son sac de cours. Une jeune femme aux cheveux blonds l’accueillit avec un sourire :

« Tu sembles épuisé… Tu devrais vite aller te reposer.
- Hors de question… Je n’ai pas encore vu mon fils. Où est-il ?
- Kamome dort pour le moment…
- Ah… Si seulement je pouvais au moins être présent lorsqu’il est éveillé… Mais je sais que tu en prends soin, je n’ai pas de souci à me faire. »

La gratifiant d’un baiser, il monta à l’étage, voir tout de même son enfant, qui avait à peine deux ans. Il lui caressa les cheveux doucement, souriant tendrement.

« Kamome… Tu me vois si rarement… Mais sache que même dans la mort, je serai toujours là pour toi… Enfin, même si tu sais, je ne vais pas mourir pour le moment… Non, j’ai beaucoup trop de choses à faire… Entre autres, reprendre les travaux de Koenig, ah le travail de toute une vie… J’étais si jeune, si ça se trouve, toi aussi, tu seras scientifique ! Dans les flammes ! Ou alors un très grand combattant ! Plus fort que moi, même ! A ce propos, je me demande si tu as une flamme… Laquelle donc ? T’en as même deux, peut-être ! Qui sait… Enfin… Pourquoi je te raconte tout ça ? Tu es encore un enfant… Ah… Kamome. »

Il déposa un baiser sur son front, et en se retournant, vit sa femme dans l’encadrement de la porte.

« Ah… Tu as tout entendu.
- Tu es si peu discret, Keiji… Enfin. J’ai confiance en toi. Je sais que tu ne mourras pas. Pour ça, tu as… Ton secret, n’est-ce pas ?
- Un secret tel qu’il n’est connu que de moi, mes gardiens et mon réseau, chérie. »

Et gardant un sourire malin, il alla se coucher.


Sept ans plus tard. La trahison. La terrible trahison. La parole de trop. La traîtresse. Mais surtout… Il s’était laissé fait avoir. Lamentablement. En même temps… Qui, à part une fanatique, pourrait passer dix ans, au service de son patron, pour percer le secret d’une famille ? Une seule ? Le meilleur était la raison. Certes flatteuse, mais surtout fatale. « Trop de potentiel ». Ce fut les dernières paroles que le Secundo Taishaka prononça avant d’engager un féroce combat à mort contre Keiji, combat duquel ce dernier ressortit perdant, et laissé pour mort. Ayant survécu d’extrême justesse, il apprit rapidement que tout son réseau, tous ses influents contacts étaient morts. Le réseau avait été totalement dévoilé, et ce par sa faute et son ambition trop grande, devaient tous mourir. Mais pire, pire encore.

C’est que ce fut cette folle, cette traîtresse qui avait élevé son fils. Son fils… Allait-il mourir, lui aussi ? Certainement. Tué par cette… Keiji resta des heures à pleurer sa vie sur les ruines que son combat avait engendré. Non pas de douleur, car il souffrait terriblement, s’il est nécessaire de le préciser. Non, il pleurait sa vie qu’il lui semblait avoir gâché. Il aurait dû faire comme son père. Abandonner la mafia, une fois sa famille fondée. Abandonner toute cette histoire, vivre une vie de famille normale. Avec son fils Kamome. Malgré le fait qu’il soit issu d’une union avec cette femme, il ne détestait pas cet enfant, bien au contraire. Il avait plus que tout le désir de le protéger. Seulement, il ne pouvait plus apparaître aux yeux de personne. Il était mort. S’il réapparaissait, on viendrait en finir avec lui. Certainement. Il prit alors la décision de se cacher. Et de surveiller son fils. Voir ce qu’il deviendrait. S’il n’était pas mort, car il n’en savait rien sur le moment.

Quelle joie ce fut pour Keiji d’apprendre qu’il n’était pas mort, mais que sa femme en revanche était morte d’une syphilis. Sur plusieurs années, il se mit à le stalker, des plus discrètement. Ce fut une vie délicate à mener. Mais il y parvint, miraculeusement. Seulement, une anecdote était à prendre en compte. Et elle était plutôt importante. Alors que, à peine trois ans après sa fausse mort, il s’était retrouvé en Espagne, il y fit une surprenante rencontre. Il se baladait dans un marché, y acheter quelques fruits, lorsqu’il y remarqua un gamin d’à peine sept ans, très maigrichon qui semblait chercher à manger aussi. Keiji n’y fit pas vraiment attention plus que ça, et retourna à ses emplettes, lorsque d’un coup, il remarqua autre chose. Quelques oranges, d’un stand voisin, qui bougeaient seules. Mais réellement seules : rien ne les poussait, ni ne les tirait. Il en chercha la cause aux alentours, et la trouva très vite : le gamin semblait très concentré sur les fruits en question. Ces derniers tombèrent à une vitesse très lente, qui défiait toute loi de gravité, et ne touchèrent même pas le sol, mais lévitèrent presque à ras du sol vers le gamin. Doucement, Keiji termina ses achats, et se mit à suivre les oranges, qui suivaient maintenant le gamin en dehors du marché. Il prenait un chemin de plus en plus tortueux : du marché, il passa aux routes, puis aux rues, et à une sombre rue. Là, l’adulte accéléra d’un coup pour attraper les deux oranges et les retenir fermement. L’enfant se retourna, l’aperçut, et aussitôt, un sac-poubelle traînant dans un coin se souleva, et fut projeté en la direction de Keiji. Ce dernier l’esquiva assez facilement, et bondit sur le gamin pour l’immobiliser avant qu’il ne fasse encore des siennes.

« … Quel est ton nom ? »

La petite créature tenta de se débattre, refusant de répondre. Elle se fatigua néanmoins assez rapidement et répondit en marmonnant sous le poids de l’adulte :

« Ascherit. Ascherit Tony Montana.
- Bien, Ascherit.  Viens. J’ai à manger pour toi. Mais que je ne te reprenne plus jamais à voler. »

Ce gamin, Keiji l’éleva comme son fils. Malgré la vie dangereuse qu’il menait, il en décida ainsi pour deux raisons : car d’une part, une flamme Terre, et maîtrisée dès un si jeune âge est rare, très rare. Et d’autre part, il voulait se rattraper du fait de ne pas avoir été un bon père pour faire une bonne action sur le long terme. Une sorte de culpabilité, donc.


L’ex-parrain Tsukushi après cet événement continua de suivre la vie de son fils. Lorsqu’il le vit entrer dans une famille mafieuse, puis vivre une véritable vie dans ce contexte-là, il fut rassuré, même s’il n’avait pas hérité de sa flamme du Ciel. Il se dit donc qu’il n’avait plus besoin de le protéger, et qu’il pouvait vivre une vie secrète avec Ascherit tranquillement désormais. Ce qu’il fit… Jusqu’au jour où il apprit que Kamome fut tué  par une énorme embuscade Taishaka. Embuscade dans laquelle il tua tout de même un nombre conséquent de membres ! Ils durent envoyer trois fois des renforts avant qu’il ne succombe ! Keiji fut submergé de tristesse lorsqu’il l’apprit. Mais en même temps… Il était fier. Fier que son fils ait pu accomplir sa vengeance face aux Taishaka. Ce fut principalement ce qui le motiva à terminer le travail, et reprendre sa propre flamme. Celle qu’il a léguée à son fils, et qui lui revient maintenant. Mais cette fois, sous le nom d’Accieri : famiglia si secrète, que l’on doute encore et toujours de son existence. Son but ? Presque le même que les Tsukushi : la science. Mais désormais, la puissance que la science peut offrir. A des fins personnelles.

Boite et Combat

Vous pouvez ne pas décrire vos boîtes, ceci serra plus approprié dans la Fiche Technique.



Derrière l’écran?




> PRÉNOM/PSEUDO :Beaucoup trop
> COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Je sais plus.
> SUGGESTIONS : Me mettre staffien ! #SBIM
Accieri
~Parain~
Silent Skystorm
avatar
Masculin
Citation : La théologie, c'est simple comme Dieu et Dieu font trois.
RP en Cours : Un avec Detaro, et une mission.

Fiche de Personnage
Flamme(s): Ciel [A+] & Nuage [B]
Réserve de Flamme:
500000/500000  (500000/500000)
Réputation:
25/100  (25/100)
Voir le profil de l'utilisateur

¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯­
Clique si tu l'oses:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 1 Fév 2015 - 18:52
Et voilà le tant attendu résultat du Staff, pour un rang de flamme A+ & B :

mental : 3.5/4
histoire: 4/4
logique : 4.5/6
original: 5/6

Physique :
construit; +1
"Il retira ensuite une longue veste noire également[...]" : Pléonasme gêneur.

Mental:
Fait bizarre qu'il soit "extrêmement froid", mais aime rire, mais soit.

Histoire :
"Le reste semblait savoir plus ou moins savoir la raison[...]" : Mot de trop?
"Sur plusieurs années, il se mit à le stalker[...]" : Je comprend que c'est Kamo' qu'il stalk, mais tu parle de la mort de ta 'femme' juste avant sans transition, c'est mêlant
Et il se passe quoi avec le gosse maintenant?

Logique:
Le fait que la femme est attendu auuuuuutan de temps, est fait un enfant, et tout... pour trahir sans gène, c'est assez louche, pas comme si vous étier les top priorité a éliminé... Même encore là.
Aussi que les Taishaka aurait envoyé un de leur gardien pendant 10 ans, comme ça, et s'en "privé" est d'autant plus étrange.

Diagnostique Accepter
Indépandant
*Criminel*
Amnésique recherché
avatar
Masculin
Citation : «Désolé mais... vous êtes qui?»
RP en Cours : Keiji/Libre; Creiseau/Libre ; Qui veux s'ajouter?
Double Compte : Iryu

Fiche de Personnage
Flamme(s): Tempête [A/S]
Réserve de Flamme:
1035000/1037500  (1035000/1037500)
Réputation:
0/100  (0/100)
Voir le profil de l'utilisateur http://kyo-rpg.pureforum.net/

¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯­
Club LNLTDDAB:
 

Merci à une ancienne membres, Aka Yume, pour la Signa' du Club~

Envie d'être testeur? Ou simplement joué a un Petit RPG? Faite donc un tour ici ~
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Reborn RPG : A New Destiny :: # Le Commencement # :: Gestion des Personnages :: Fiches de Présentations :: Fiches Validées-
Votez !

_________

Recrutement Staff
Familles/Groupes
Statistiques
Missions
Flammes
Carte